Les petites ruelles de la ville « les Ouadhias » se sont remplies en ces derniers jours des vacances : une ambiance un peu particulière animée par des centaines de citoyens qui ont pris d’assaut les commerces du centre-ville, qui à la recherche de l’article scolaire, qui pour acquérir des habits neufs aux enfants, le tout, bien évidemment, provoqué par l’approche, plutôt l’arrivée de la rentrée des classes qui coïncide avec ce samedi 9 septembre. C’est pratiquement la hantise des pères de famille qui, toute l’année durant, ne cessaient de faire de petites économies afin d‘assurer à leurs enfants une rentrée scolaire normale, c’est-à-dire dans les conditions qu’ils souhaitent. Au lycée du chef-lieu de daïra, c’est particulièrement le dossier des exclus de l’année passée qui tiendra en haleine la population puisque lors des inscriptions préliminaire, on a noté déjà une ambiance inhabituelle, c’est ce qui ressemble à une pression qui trouve ses raisons dans la crainte de certains parents d’élèves de voir leurs enfants sombrer dans le désespoir qui leur ouvrira grand les portes de la débauche et de la délinquance. « Mon fils n’a jamais raté aucune de ses années d’études, et voilà qu’il se retrouve victime d’une décision d’exclusion qui est à mon sens arbitraire. L’année passée, ceux qui avaient de petites connaissances ont pu réintégrer les bancs de classe ; moi je n’ai aucune intervention à faire si ce n’est respecter la procédure légale, c’est-à-dire introduire un recours », nous dira avec un ton énervé un parent d’élève. Il faut dire que ce dossier risque de faire couler beaucoup d’encre au vu de l’importance du nombre d’élèves exclus et qui ne resteront certainement pas les bras croisés pour tenter de réintégrer leurs classes; ce qui n’est pas à première vue du tout évident, sauf si…
A. Z.
