Cheb Boualem est l’un des noms artistiques qui ont brillé ces dernières années dans le style de la chanson sétifienne avec des albums qui ont sillonnés tout le territoire national et en particulier l’Est algérien. Nous l’avons rencontré dans un coin et sans hésitation, il a accepté de nous accorder cette interview avec fierté. La Dépêche de Kabylie : Qui est cheb Boualem ?l Cheb Boualem : Avant de me présenter, je dois vous avouer que je suis très content que vous ayez pensé à moi et c’est un grand honneur pour moi d’être l’invité de votre journal. Donc, Boualem Hamadouche est un jeune chanteur issu d’une famille modeste et d’un quartier célèbre et populaire, qui est la cité Carrière. Mes débuts dans le chant ont été dans les fêtes et surtout les mariages. Ma 1re expérience fut en l’an 2000 où mon premier album intitulé Daouar Daouar, dans le style staïfi, avait fait un tabac. Et c’est à partir de là que mon parcours artistique a débuté.
D’après les informations recueillies, vous êtes originaire de la Petite Kabylie, particulièrement de la ville historique de Kherrata ?l Effectivement, je suis de Kherrata qui est une région kabyle. Mais j’ai choisi le style staïfi et j’ai aimé la chanson sétifienne depuis mon enfance et j’ai été même attiré par plusieurs chanteurs de la région qui ont tout donné pour la chanson sétifienne. En plus de cela, la ville de Kherrata est limitrophe à Sétif, chose qui m’a beaucoup aidé à faire véhiculer mes chansons et à les faire entendre au public de l’Est algérien. Je ne vous cache pas aussi que je chante en parallèle le style kabyle et raï.
Quel est l’album qui vous a propulsé pour être la star de la région ?l En réalité, l’album qui m’a fait sortir de l’anonymat et qui m’a fait une place au public, c’est bien Aïrouni, dont les ventes de ce dernier ont battu tous les records puis j’ai fait sortir sur le marché en 2004, avec l’édition « Dounia » une autre cassette intitulée Douar Khouali, qui elle aussi a connu un grand succès.
Comment voyez-vous l’avenir de la chanson sétifienne et votre parcours artistique. Est-ce positif ?l Sincèrement, la chanson sétifienne est la seule concurrente de la chanson raï en raison de l’évolution enregistrée dans les arrangements et surtout le choix de bonnes paroles. Pour ce qui est de mon parcours artistique, je vous dis que je ne suis qu’au début de ma carrière. Le chemin est long et plein d’embûches et d’obstacles, malgré cela, je travaille d’arrache-pied pour atteindre mon objectif et le rêve de mon enfance, qui est d’être un jour une star connue au monde. Pourquoi pas ?!Que dédiez-vous aux lecteurs qui vous connaissent et ceux qui ne vous connaissent pas ?l Tout d’abord, laissez-moi m’exprimer pour saluer du fond du cœur votre journal qui m’a réservé cette entrevue. Je rends un grand hommage et je remercie beaucoup tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin, en particulier les amis, ma femme, mes enfants sans oublier mes parents qui m’ont toujours encouragé pour aller toujours de l’avant, comme je remercie le chaleureux public et les auditeurs et auditrices qui ont été fidèles et m’ont toujours soutenu… Attendez-moi ces jours-ci, mon nouvel album sera édité. Je souhaite qu’il vous plaise.
Entretien réalisé par Smaïl Chenouf