La chaîne d’alimentation en eau potable de Makouda, Tigzirt et Iflissen, dite MTI, réalisée depuis le début des années 90 ne fonctionne presque plus. Pour cause, le calcaire qui en a obstrué les canalisations.En plus des localités sus-citées, ladite chaîne alimentait également plusieurs autres localités, à l’exemple de Mizrana et Boudjima.De nos jours, et ce depuis près de 5 ans, ces localités vivent le calvaire dès l’arrivée de l’été. Et pourtant, ce n’est pas l’eau qui manque. En plus de l’obstruction par endroits, cette chaîne est piratée pour d’autres fins. Ajouter à cela la mauvaise conception de ce projet, à l’exemple des réservoirs de stockage qui ne répondent plus et les réseaux d’alimentation dans les villages et quartiers qui ne sont pas conçus d’une façon à ce que tout le monde bénéficiera équitablement de l’eau. Pour rappel, l’eau est acheminée à partir de nappes phréatiques de l’oued Sébaou. Selon des spécialistes, la quantité d’eau à ce niveau est largement suffisante pour faire face aux besoins de ces localités.Par endroits, sous l’effet du calcaire, des tuyaux de diamètre 300 sont réduits de 90%. D’ailleurs, ce problème a maintes fois été soulevé par les autorités locales de ces communes, mais jusqu’à présent, il n’y a eu aucun écho favorable quant à sa réelle prise en charge. Les communes consacrent chaque année d’importantes dépenses de leur budget pour réparer un tant soit peu la chaîne ou les réseaux d’alimentation qui sont dépassés et usés. L’unique solution réside évidemment dans la réalisation d’une nouvelle chaîne, tout en tenant compte des erreurs et des inconvénients connus avec l’actuelle chaîne.
La chaîne côtière abandonnéeUne autre chaîne dit “côtière” qui alimente principalement la ville de Tigzirt à partir de Benchoud (Dellys) est aussi hors d’usage depuis plus d’une décennie. Cette chaîne qui est d’un débit important a été abandonnée après qu’elle se soit détériorée. Quant à sa réparation ou sa réhabilitation, l’on a évoqué le problème d’insécurité vu que la chaîne traverse la forêt de Mizrana, une jungle infestée par les groupes terroristes. De nos jours, alors que la situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée, les citoyens pensent qu’il est indispensable de réaliser une autre chaîne côtière. D’autant plus que l’alimentation de la ville de Tigzirt se fait par une station de dessalement. Une solution qui reste tout de même insuffisante. En plus de cela, la réhabilitation de la chaîne de Benchoud apaisera la pression qui pèse sur la chaîne dite MTI, dont l’alimentation se fait à partir de l’oued Sébaou.
Mourad Hammami
