La Dépêche de Kabylie

Deux poids deux mesures pour les salaires impayés

Le spectre des salaires impayés continue de hanter les esprits des travailleurs de l’EURL/FSPP Tazmalt (ex-ferme pilote Mira) qui n’arrivent plus à faire face à cette rentrée sociale et scolaire qui est à leurs yeux un enfer. D’ailleurs, plusieurs enfants, dont les parents n’ont pas encore été payés depuis 15 mois, n’ont pu s’inscrire et risquent même de mettre un terme à leur scolarité si cette situation perdure. Pour revenir aux travailleurs de la ferme-pilote, ces derniers, après avoir souffert plus d’une année et endettés jusqu’au cou, ne sont plus en mesure de continuer et ils interpellent les responsables du secteur pour un dénouement de la situation avant de cesser toute activité. Cette action envisagée est motivée par la régularisation des salaires impayés de plus de 50 mois des travailleurs de la ferme de M’chedallah, wilaya de Bouira qui a connu une cessation d’activité avant d’être régularisés pour services rendus, tout en acceptant l’opération de départ volontaire au lieu de revivre cette même misère vécue par le passé. Deux Eurl appartenant au même holding : l’une des deux a réussi à sortir par les grande porte en régularisant la situation financière des travailleurs jusqu’au dernier sou, et l’autre, ceux de l’Eurl de Tazmalt continuent à souffrir le martyre de cette indifférence totale à leur égard, et ce en ce début de rentrée scolaire, sociale, et mois sacré du Ramadhan. « Alors, doit-on cesser toutes activités pour qu’on nous payent ? », ne cessent de s’interroger ces travailleurs qui n’ont pas baissé les bras malgré cette crise pour préserver ces biens de l’Etat ou du moins, ce qui en reste après un acharnement pour occuper illicitement les terres de la ferme.

A. R.

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