Contrairement à leurs camarades des autres écoles de la région qui reprennent avec engouement leurs bancs d’école, les enfants scolarisés d’Azaknoun, et plus particulièrement ceux du primaire, auront à renouer avec la marche à pied sur plus de deux kilomètres. Le transport scolaire, étant devenu une utopie dans ce village abritant quelque 5 000 âmes, fera que la rentrée est synonyme de calvaire pour les bambins de cette contrée abandonnée. L’école primaire étant située au niveau du village de Chréa, il va falloir faire des mains et des pieds pour que les petits poussins puissent arriver à temps et ne pas rater leurs cours. Pis encore, c’est la saison hivernale qui pointe à l’horizon qui va donner encore plus de fils à retordre à ces pauvres petits qui auront à affronter le froid glacial, l’obscurité matinale à travers des chemins peu cléments, mais surtout la fange et les pluies à travers des chemins escarpés et boueux. En outre, les élèves du CEM ne sont pas pour autant mieux lotis vu qu’ils sont appelés à faire tout un parcours du combattant pour arriver à leur établissement. Quotidiennement, il faut faire le détour en passant par Bechloul, seul endroit où il existe une route plus ou moins praticable. A la longueur du trajet parcouru s’ajoute le manque de moyens de transport, ce qui ne manque pas d’empirer la situation de ces écoliers. Dans cette optique peu reluisante, des habitants de ce village nous ont fait part que des correspondances ont été adressées aux autorités locales et demeurent dans l’attente de trouver un écho favorable qui puisse soulager la souffrance de ces chérubins et… de leurs parents.
L. K.