Les 60 logements sociaux livrés…sans électricité

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Réceptionnés en 2001 pour être répartis trois ans plus tard, soit le 16 février de l’année 2004, les 60 logements sociaux de la commune de Thaourirt, communément connue “Ath Mansour”, viennent d’être livrés à leurs bénéficiaires dans l’après-midi de ce samedi. Ces logements ne sont toujours pas alimentés en électricité suite à l’opposition d’un citoyen propriétaire du terrain où se trouve le support d’électricité depuis lequel devait être alimentée cette cité. Pour rappel, l’opposant a fait objet d’une plainte portée contre lui par la Sonelgaz. Les bénéficiaires de ces logements, après une longue attente, ont décidé de passer à l’action pour avoir les clefs de leurs habitations. En effet, comme rapporté dans notre édition de jeudi, ces citoyens, après avoir protesté auprès de toutes les administrations locales concernées, à savoir l’APC d’Ath Mansour, la daïra de M’chedallah et l’unité de l’OPGI de la même localité et après concertation de ces dernières, une solution provisoire leur a été proposée et qui consiste en la signature des engagements pour y habiter sans électricité en attendant le levée de la contrainte (opposition du branchement). L’opération des signatures d’engagement a été alors déclenchée au niveau des services de l’APC vers la fin de la journée de mercredi au grand soulagement des signataires, mais le directeur de l’OPGI de Bouira intervient et proposa à son tour un autre spécimen qui sera délivré par ces services et, pour ce faire, “il faut attendre samedi”, lança le P/APC à l’égard de la foule stationnée devant l’esplanade de son siège. Rendez-vous pris, les bénéficiaires de ces logements ont pris attache avec nous pour assister à l’opération de remise des clefs qui devait se faire dès la signature du document qui devrait être envoyé par le DG de l’OPGI. Huit heures, ce samedi : l’esplanade de l’APC était bourrée de monde : les 60 bénéficiaires étaient déjà sur place ; une délégation de quelques personnes désignées par le groupe est allée voir le maire pour se renseigner sur le document ; ce dernier les informe que le chef d’unité de l’OPGI de M’chedallah arrivera à 10 h. La délégation revient avec l’information qu’elle transmit à la foule qui a décidé d’attendre dans le calme sur place que ce dernier descende de son véhicule ; il rassure et demande avec un grand sourire à l’assistance d’attendre tranquillement en lui lançant. “Les choses seront rentrées dans l’ordre avec votre complicité”. Après un briefing de quelques minutes qui l’a regroupé avec son invité de l’OPGI, le maire réapparaît de nouveau devant la porte principale de son siège et s’adressa à la foule en invitant les bénéficiaires à rentrer à l’intérieur afin de signer le document en question. L’opération s’est déroulée dans un calme exemplaire.Le représentant de l’OPGI qui a rejoint son bureau au chef-lieu de la commune de M’chedallah, a donné rendez-vous à ces locataires dans leur nouveau quartier (60 logements). L’opération des signatures d’engagement a pris fin à 11h40, mais les signataires ne quittent pas les lieux, ils campent devant le siège de l’APC. 14h : le responsable de l’OPGI arrive et invite le groupe à le suivre sur le site, chose qu’ils font avec précipitation. Peu de temps après tout le monde s’est retrouvé sur les lieux et l’opération des remises des clefs et des vérifications de l’état de chaque logement débuta sous l’œil attentif du premier magistrat de la commune qui promet à ces heureux locataires de veiller à ce qu’ils soient branchés en électricité le plus tôt possible. En attendant que la justice tranche dans cette affaire, les bénéficiaires des 60 logements d’Ath Mansour sont dans le noir.

Omar Soualah

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