Beaucoup reste à faire

A l’instar des autres régions de la Kabylie, la localité d’Ait Oumalou se caractérise par une agriculture de montagne, notamment l’oléiculture qui demeure l’activité la plus dominante. Seulement, il a été démontré, chaque année lors des campagnes des récoltes, que le paysannat, comme à l’accoutumée, se heurte à de pénibles besognes liées à cette activité. En effet, en ce début début du 32 millénaire, le transport des olives à dos d’âne depuis les champs les plus éloignés et accidentés demeure l’une des activités les plus épuisantes et pénalisantes de l’olivaison. Nous citerons à titre d’exemple la contrée dite « velaagan », située à proximité des Ath Abdelkader et Ath Akli qui étire son étendue jusqu’à « Talbouzizt », limite territoriale de la commune d’Ait Agyouacha et Mekla et dont les olives et autres notoirement connus pour leur qualité et leurs rendements importants en huile restent malheureusement des surfaces péniblement accessibles. Une piste a été ouverte dans les années 80 depuis le village de Boudjeha vers le village Arous en passant par Vechoual, mais n’a pas obtenue les résultats espérés par la population à cause de son tracé à l’époque, d’où, actuellement, elle est devenue impraticable. Un autre projet de piste agricole a été retenu également il y a quatre années environ pour désenclaver la contrée de Velaagan, mais il a été stoppé net par un propriétaire terrien pour des raisons qui demeurent jusqu’à présent inconnues. En temps pluvieux, l’accès est pratiquement impossible, ce qui oblige les villageois à interrompre la campagne de récolte en attendant des conditions météorologiques favorables. Nous remarquons, par ailleurs, que même les sentiers qui serpentent les collines et qui traversent les ravins sont endommagés par l’étiage et le ruissellement des eaux pluviales et les débordements des cours d’eau (Ighzran). Il est à signaler, à cet effet, que les efforts déployés en matière d’ouverture des pistes agricoles dans la commune d’Ait Oumalou, favorable au développement de l’agriculture de montagne demeurent insuffisants, voire inexistants.

S. K. S