Tamazight toujours absente à l’école

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l Au moment où on parle de la généralisation de l’enseignement de tamazight à travers les autres régions du territoire national et dans certains pays lointains, à l’instar du Canada ou des USA, celle-ci est loin d’être généralisée dans la Kabylie elle-même. Ses contrées quelque peu reculées n’en ont pas encore fait l’expérience. A Assi Youcef, à titre d’exemple, les deux CEM ne sont jusque-là pas concernés et n’ont hérité d’aucun enseignant dans la langue de Mohya. Onze ans après les négociations du 22 avril 95 qui ont consacré cette langue à l’école, les enfants d’Assi Youcef n’ont pas eu droit à leur langue maternelle sur les bancs d’écoles. Pourtant, les enseignants issus de cette localité ne manquent pas, ils sont au nombre de 3, licenciés depuis quelques années et ils exercent à 10 km de chez eux, à Boghni.Ils ont, à chaque rentrée scolaire, frappé aux portes des deux CEM d’Assi Youcef, mais la réponse est toujours la même : il n’y a pas de poste de tamazight sur la carte scolaire. En effet, les faits ne souffrent d’aucune ambiguïté, mais la question qui s’impose est : qui décide de l’inscription de cette langue sur la carte scolaire de tel ou tel établissement ? Est-ce au chef d’établissement qu’il échoit de le demander ou au niveau de la direction de l’éducation où les renseignements concernant tous les établissements sont connus du bout des doigts ou tout simplement à une force invisible qui n’a pas de siège dans cette commune pour le moment ?Et comme Assi Youcef, d’autres établissements scolaires de la daïra de Boghni ne dispensent pas ces cours. Sur les 7 CEM, seuls trois seulement le font.

S. A.

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