Au moment où les pouvoirs publics et à leur tête le ministre de l’Agriculture, Saïd Barkat, tentent de rassurer les citoyens quant à la disponibilité des produits agricoles et par là la stabilisation des prix au cours du mois de Ramadhan, voilà que le marché commence à connaître sa phobie habituelle de l’augmentation des prix. A M’chedellah, comme ailleurs dans les marchés de la région, les citoyens ne cessent d’être confrontés à la nouvelle grille des tarifs qui annonce l’arrivée du mois sacré.Les prix des produits de grande consommation commencent à connaître des augmentations, mais c’est justement les fruits et légumes qui en connaissent davantage. Citons l’exemple de la pomme de terre qui une semaine avant était vendue à 25 DA le kilogramme pour se retrouver ces derniers jours cédée à plus de 40 DA. Même cas pour le piment, la tomate et les haricots ; les prix pratiqués ont connu à leur tour une augmentation sensible selon le témoignage de plusieurs citoyens. Cela sans compter les fruits qui ne sont pas à la portée de tous. Pour cela, les citoyens qui viennent juste d’en terminer avec les frais combien exorbitants de la rentrée scolaire, se retrouvent une autre fois de plus, confrontés à ceux qui seront engendrés par le mois de Ramadhan. Plus d’un parmi les citoyens que nous avons interrogé à ce propos, ne nous ont pas caché leur désarroi car pour eux, “l’augmentation des prix à une semaine avant le jour J, est une prémisse qui ne trompe pas sur la cherté qui est attendue pour les jours à venir”. Du côté des bouchers chez qui les gens n’ont pas entamé la parade, les prix sont restés en l’état, mais on n’exclut pas pour autant une éventuelle flambée. Raison de plus que cette année la blue tongue a fait augmenter les enchères avec une régression sensible de l’offre sur le marché du bétail. Enfin, force est de constater que malgré tous les assurances des pouvoirs publics, le citoyen demeure indéfiniment l’otage des appétits voraces des commerçants qui trouvent dans le mois de Ramadhan une aubaine à ne pas rater, eux qui peinent à arrondir leur fins de mois durant les onze mois restants de l’année.
L. K.
