L’engagement et la détermination de l’équipe actuelle aux commandes de la municipalité sont perceptibles à travers les projets de développement dont a bénéficié la commune d’Amalou mais qui restent, selon le président de l’APC, en l’occurrence Djamel Azzoug, insuffisants et ne cadrent pas avec la réalité économique du terrain. Malgré les efforts alloués par l’Etat, le manque qui prévaut dans les centres urbains ou en zones rurales est saisissant et interpelle les pouvoirs publics à accorder beaucoup plus d’intérêt à ce projet d’alimentation en eau potable du village Gribou situé au piémont de la montagne de Gueldamen, possédant des terres fertiles à la lisière de l’oued Soummam et qui n’arrive toujours pas à trouver un financement dans le cadre des budgets de wilaya comme le souhaite ce responsable. « Gribou est une zone d’extension rapide qui a un avenir prometteur. Ce projet d’une grande envergure, qui avoisine les 28 millions de dinars que nous avons demandé à ce qu’il soit pris en charge dans le cadre du budget sectoriel, demeure toujours en souffrance au détriment des citoyens de cette localité », se désole-t-il et prouve si besoin est, que ce projet lui tienne à cœur. Continuant dans la foulée, l’édile municipal, avant de donner en détails les projets retenus dans le cadre des PCD 2006, a déclaré sans ambages que les services agricoles n’ont pas joué leur rôle comme il se doit dans cette commune à prédominance économique agricole. « Notre commune est vaste avec ces 57,14 km 2 et composée de 14 villages éparses distant l’un de l’autre de 5 km. Dans ce sens, les services agricoles de la wilaya, à l’image de la subdivision de Seddouk, si ce n’est la volonté qui leur manque, n’ont pas réalisé un seul projet depuis 2001 malgré la forte demande exprimée par nos agricultures. Notre commune est la seule au niveau de la daïra qui n’a pas bénéficié d’un projet du PPDR », dira-t-il. Pour le budget complémentaire des PCD 2006, la répartition a été faite équitablement entre les différents secteurs en fonction des priorités. « Nous avons prévu les aménagements urbains des villes d’Amalou et de Biziou, les aménagements des terrains de proximité de Biziou, Thaddarth Ouadda et d’Ighil N’stala, la réparation de la route de Beni Djaad et l’ouverture d’une piste de raccourci entre Beni Djamhour et Amalou », précisa-t-il. Enfin, il a terminé en signalant que le manque d’assiettes foncières communales pour l’implantation des projets d’investissements freine énormément le développement de cette commune.
L. Beddar
