La campagne de démoustication continue

Partager

Depuis la déclaration de l’épizootie de la langue bleue, la campagne de lutte contre les colicoïdes, de la zoonose de même nom, a mobilisé le secteur de l’agriculture, notamment les services vétérinaires, avec l’implication des moyens humain et matériel de l’INPV (Institut national de la protection des végétaux) basé à Alger, et possédant des ramifications à l’échelon régional, qui sont les directions régionales du même institut; à l’exemple de la direction de Tizi Ouzou, ou l’institut joue aussi un rôle de premier plan dans la lutte anti-acridienne.Concernant les daïras de Sidi Aïch et Chemini, l’opération de démoustication entamée par l’équipe de l’INPV, le trois (03) du mois courant, grâce à un camion de type “Unimog” muni d’un pulvérisateur “géant”, a pris fin le dix-huit (18) de ce même mois.Selon le coordinateur régional de l’INPV, questionné au sujet de la région de Sidi Aïch, tous les gîtes accessibles répertoriés par les services d’hygiène et de prévention ont été traités sur le territoire des neuf (09) communes que comptent les daïras de Sidi Aïch et Chemini; il s’agit maintenant de mettre le cap sur les régions d’Adkar et Béni Ksila où se poursuivra l’opération ainsi lancée.De leur côté, les bureaux d’hygiène communaux, qui prendront le relais de l’équipe de l’INPV au sein des circonscriptions de Sidi Aïch et Chemini, procéderont au traitement des gîtes inaccessibles à l’engin de l’INPV, et ce en utilisant des pulvérisateurs motorisés ou pulseurs à dose fournis par la direction de l’agriculture de Béjaïa (D.S.A), et du produit (Lamda-cyalothrine) procuré par l’INPV. Ce matériel et ce produit arrivent aux municipalités avec la coordination des services de daïra et ceux de l’agriculture, de Sidi Aïch.Et au même titre, l’on apprend à la subdivision agricole de Sidi Aïch, en sus des informations déjà diffusées (voir les articles à ce sujet sur Sidi Aïch et Tifra, sur le site internet de ce même journal), qu’au niveau des daïras de Sidi Aïch et Chemini, l’épizootie a enregistre une certaine accalmie surtout avec l’enrôlement des moyens de l’INPV et qu’au sein de la wilaya de Béjaïa, non seulement le cheptel sensible a été atteint, en l’occurrence les ovins, mais les races ovine et caprine n’ont pas été affectées par la dite zoonose. L’on ajoute que le mortalité ovine pour cause de l’endémique de la langue bleue est de 10% à l’échelle wilayale.Et en guise de conclusion (suite aux entretiens avec les spécialistes en le domaine), l’on ne peut tout de même pas affirmer que l’épizootie de la langue bleue sera définitivement enrayée de si tôt, car son évolution dépend de cette des moustiques ou moucherons piqueurs (colicoïdes) qui pourrait revenir à la charge quand les conditions, climatiques se caractérisant par la chaleur et l’humidité.Il appartient donc, aux municipalités, notamment les BHC, comme annoncé ultérieurement, d’effectuer un suivi et de respecter le calendrier lié à la démoustication, surtout que cette même épizootie survient de façon cyclique (périodique), comme l’a assuré notre source.

Nadour Youcef

Partager