l De l’eau de lessive, gluante et poisseuse, déversée directement sur l’escalier de la poste, des déchets de fruits et légumes pourris abandonnés par les vendeurs en plein centre-ville qui fait office de place publique, des chiens errants qui prennent possession de la cité dés la tombée de la nuit, telle est la situation qui prévaut dans la localité. Ce n’est que suite à la pression des riverains que ce service se décide à réagir pour interdire la vente de volaille sur cette même place. Par contre, les vendeurs de poissons continuent à infester ce lieu public sans qu’ils soient inquiétés. Par ailleurs, des vendeurs d’ingrédients et épices destinés à la chorba du Ramadhan ont fait leur apparition depuis deux semaines et exposent leurs marchandises à l’air libre où viennent s’agglutiner des nuées de mouches, guêpes et divers autres insectes volants attirés par l’odeur ajoutée à la poussière que soulèvent les véhicules et qui polluent ces ingrédients. Ce sont des foyers de… microbes qui se vendent et qui prennent le chemin des marmites des ménagères. Du coté de la cité de Thayda, c’est une authentique clôture d’ordures qui entourent les maisons. Presque tous les commerces d’alimentation générale exposent sur les devantures des corbeilles de pain sans aucune protection. Ce service dit d’hygiène colle comme un point noir a la peau de l’APC où tous les autres services affichent une activité de ruche. Les faits relatés ne concernent que le chef-lieu de la commune où est concentré le gros de la population, pour les villages situés en zone reculée, c’est toute une autre histoire.
Omar Soualah
