Quand, au sein d’une école l’effectif de classes tend, suivant les ans, à être réduit à sa simple expression, les enseignants voient s’envoler leur espoir de stabilité, tout en faisant face à la tâche difficile édictée par le jumelage. Les municipalités successives sont critiquées en des discussions idoines quant à l’édification de certains établissements scolaires, qui au bout du compte, sont appelés à être fermés, à l’exemple de l’école primaire de M’zid, fermée ces dernières années pour cause du manque en effectif. Et il est à craindre que l’école de Tizi n’Tifra et celle de Hammam Sillal subiront le même sort. Ainsi, plusieurs facteurs plaident fort malheureusement, pour la diminution du nombre d’élèves au sein des écoles de la région, notamment celles situées au cœur des hameaux dont le nombre d’habitants est réduit, et parmi ces facteurs, l’on peut citer les mariages tardifs, la limitation des naissances, le déménagement à l’intérieur même de la commune (du hameau ou village d’origine vers une nouvelle construction du logement social), l’exode vers les villes, le départ à l’étranger… Ceci dit, la scolarité des élèves n’est pas en danger, et pour cause, les écoles d’Izoughlamène, Tifra, Assam, Ikedjane et Flih ne souffrent pas de façon criarde de ce même problème. Il s’agira donc, au cas échéant, comme beaucoup le pensent d’ailleurs, de créer un transport scolaire adéquat, spécialement pour les élèves du cycle primaire, afin de permettre le déplacement de ceux résidant en des hameaux éloignés, vers ces différentes écoles dont la plupart d’entre elles comptent une cantine scolaire. Et de cette manière, même l’enseignement préscolaire pourrait devenir florissant, ce qui donnerait aussi plus de possibilités d’emplois.
Nadour Youcef