l Sur la route nationale n°43 reliant Béjaïa à Jijel et plus exactement au lieudit “Les Falaises”, un pont des plus vétustes, donne des sueurs froides aux automobilistes et aux conducteurs des véhicules lourds habitués de ce tronçon.Cet ouvrage, datant de l’ère coloniale, distant de quelques encablures du chef-lieu de la coquette station balnéaire Melbou présente des caractéristiques fâcheuses en raison de son emplacement dangereux à l’amorce d’un tronçon après un mini-tunnel en plein virage. Ainsi, ce n’est qu’au prix de manœuvres risquées que les bus et autres véhicules lourds osent le traverser “courageusement”. Franchement, je ne peux plus vous décrire. “Cet endroit, c’est l’enfer”, nous a déclaré un touriste qui vient de visiter la corniche jijilienne, et d’ajouter : “Regardez, il est vraiment si étroit que ces barrières (gardes-fou) à chaque fois touchées nécessitent un renouvellement quotidien”. D’autres usagers que nous avons questionnés n’ont pas hésité de tirer la sonnette d’alarme. “L’Algérie indépendante est-elle incapable de l’élargir d’un mètre ?”, s’interrogent-ils et d’enchaîner, non sans indignation : “Faut-il attendre l’irréparable pour agir ?”. La réponse est ailleurs !
Rabah Zerrouk
