Conçu en tant que CEM dans les années 80 avant d’être transformé, quelques temps, en lycée annexe avec une capacité d’accueil de 600 élèves, la situation de cet établissement n’a pas cessé de se dégrader depuis, pour atteindre aujourd’hui le seuil de l’incompréhensible. Pour cette année scolaire et avec un effectif de plus de 800 élèves, l’année scolaire s’annonce des plus critiques si on se réfère à ces quatres (04) classes roulantes dont le cauchemar de ses élèves ne fait que commencer à cause du manque flagrant de salles de classe. Parmi celles déjà existantes, le proviseur en place, M. Aït Amara Boukhalfa, prévoit de transformer deux salles en labos en urgence. D’autre part, on nous signale la vétusté extérieure de l’établissement, l’impraticabilité de la cour en hiver ainsi que l’espace réservé à la pratique des activités sportives qui ne répond aucunement aux normes, mais devant l’absence d’autres choix, les élèves se contentent de ce qu’ils appellent « le provisoire qui dure » en attendant des jours meilleurs. Il en est de même pour cette bâtisse récupérée et qui devait être démolie pour servir de préau. Celle-ci, et devant sa dégradation en partie, demeure un danger sérieux pour les 800 élèves du lycée Foudala et plus particulièrement les filles qui s’y regroupent au moment des heures creuses. Avec tous ces manques, soit en personnel de service soit 5 postes en moins, un factotum, l’exiguïté de l’établissement qui n’arrive pas à contenir tous ces élèves qui sont affectés chaque année. On ne peut parler d’une scolarité digne de ce nom au sein du lycée Foudala, comme si qu’on lui a prédit un triste sort par rapport à ce qu’il endure depuis des années. A défaut de doter Tazmalt d’un troisième lycée, les solutions existent pourtant afin de résorber un tant soit peu ce manque d’infrastructure en optant pour l’extension du lycée Boudiaf qui dispose d’un espace vide, et la construction de nouvelles salles atténuera ces surcharges de classes et mettra un terme au calvaire des classes roulantes devenues « classes ambulantes ». On se pose alors des questions : « comment peut on espérer des résultats en fin d’année scolaire dans de pareilles conditions ? » et ce, non sans évoquer le taux très élevé des élèves qui se trouvent éjectés de la scolarisation dès l’âge de 16 ans.
Achiou Lahlou
