Les bienfaits ou les méfaits de l’éducation sont déterminants dans la vie future d’un enfant et dans son insertion sociale. En d’autres termes, si l’on veut éviter que la rue s’en charge, il convient de veiller scrupuleusement à choisir les voies et les moyens appropriés à l’épanouissement total de sa progéniture. Pour paraphraser Roger Muchieli, les conséquences d’un “tel désertisme familial” sont incommensurables et parfois fatales pour l’équilibre psychologique et affectif de l’enfant et par ricochet de l’homme, voire de l’adulte qu’il est appelé à devenir. Ce phénomène plus ou moins répandu dans notre société est souvent le résultat de l’ignorance des parents ou pis encore de la carence parentale liées à des facteurs endogènes (dislocation de la cellule familiale, démission de l’un des parents, mauvais traitement…) et/ou exogènes (environnement socio-culturel inadéquat, mauvaises fréquentations, rôle de l’école, etc). Ces aléas constituent de ce fait la source intarissable des psychoses adultes et tout spécialement ce qu’on appelle communément “la démence précoce”. A titre indicatif, examinons trois cas concret qu’il convient à tout prix d’éviter, l’enfant dont le père est tyrannique ne peut devenir qu’un être “chatré”, mou, sans initiatives et surtout devirilisé par la peur. C’est l’une des conditions les plus favorables qui fera naître en lui un sentiment d’exclusion. Un sentiment qui sera d’autant plus frustrateur. Selon un psychologue, “le résultat est presque le même pour celui dont le père à l’inverse du premier est hyper-indulgent, avec en prime un infantilisme persistant qui s’accentuera au fil des années, dans un milieu familial régi par une femme hyper-protectrice. L’adulte qu’il deviendra restera sa vie durant un inadapté social confirmé”. Le dernier cas concerne celui dont le parent est indifférent et instable.Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Cela engendre inévitablement le “désertisme affectif” qui se traduit fatalement par des tendances au vagabondage. Celles-ci éclateront à leur tour en tendances anti-sociales au regard du climat d’incertitude général et de l’angoisse permanente qui règnent au sein de la cellule familiale. A la lumière de toutes ces informations recueilles, il est d’une importance capitale pour les parents de choisir et d’adopter une éducation saine réfléchie et surtout continue pour leur progéniture, c’est une tâche ardue certes, aussi complexe mais d’une nécessité impérieuse si l’on veut une société pleinement épanouie et débarrassée des archaïsmes “moyenâgeux” ravageurs et dramatiques. L’Algérie, pour rappel a ratifié la convention internationale relative aux droits de l’enfant. Mais comme il y a loin de la coupe aux lèvres, celui-ci continue à subir dans certains endroits les affres de la misère et surtout d’une idéologie meurtrière. A ce titre, beaucoup d’efforts et de sacrifices sont attendus pour éradiquer cette vermine et pouvoir enfin redonner le sourire à tous les bourgeons.
S. K. S.
