Le CRA en première ligne

Le Croisant-Rouge Algérien (CRA), ce poids lourd de la solidarité et de ce qui se rapporte plus généralement au caritatif à travers son comité de wilaya, après avoir mené à son terme et plutôt bien l’opération rentrée scolaire par la distribution de trousseaux, s’affaire à concrétiser dans les faits la solidarité spécial Ramadhan. Il faut dire que le C-RA local a traversé de fortes turbulences depuis mars 2006. Cette période consacrée aux adhésions et réadhésions a abouti à la restriction de l’institution à travers les communes de la wilaya. A temps, serait-on tenté de dire, pour prendre en main l’opération solidarité… Cette année, l’opération couffin du Ramadhan cible environ 15000 familles qui, par le truchement du comité du CRA local quand il sera installé et les APC, là où il n’existe pas encore, vont, à deux reprises, bénéficier d’un apport en vivres de toute première recessité d’une valeur de 1900 DA. Un total de 11 576 000,00 DA est affecté au profit de l’opération. Et il n’est pas fait mystère de sa provenance : le ministère de la solidarité, la wilaya et les communes. L’autre source de dons, en nature et/ou espèces provient de bienfaiteurs qui se manifestent à chaque Ramadhan et dont l’élan généreux ne s’est jamais démenti. M. Mohamed Meslem, premier responsable du CRA, comité de wilaya, a tenu à leur rendre un vibrant hommage pour leur altruisme et la constance de leur soutien. « Ils contribuent, sans doute aucun, à améliorer le contenu des couffins » a-t-il dit. Au troisième jour du carême, 2 380 couffins ont déjà été distribués. L’autre volet de la solidarité spéciale (les restaurants er-rahma) est effectif au premier jour du Ramadhan. A Béjaïa ville, deux restaurants fonctionnent sous l’égide de l’APC et un troisième a été ouvert par un célèbre importateur de viande congelée. Deux autres structures de ce genre sont fonctionnelles, l’une à Seddouk, d’une capacité de 250 repas et l’autre à El Kseur de 550 repas. L’initiative dans les deux cas est parrainée par le CRA local, les capacités de départ sont appelées à connaître une hausse notable avec le temps. La paupérisation existe. Ce n’est pas une vue de l’esprit. Elle est même « sous-évaluéeé du fait même que la pudeur et la peur du regard de l’autre fait que beaucoup de nos compatriotes refusent d’assumer un statut souvent nouveau et, surtout de le déclarer. Il s’agit de la propriété.

Mustapha Ramdani