Le diktat des transporteurs

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Le citoyens de la commune de Souama n’arrivent pas à comprendre pourquoi, chaque matin et chaque soir, ils se retrouvent pris en otages subissant le diktat des chauffeurs de fourgons.

Si l’on considère le nombre de fourgons qui circulent, il y a largement de quoi satisfaire tous les besoins en transports des gens devant se déplacer vers leurs lieux de travail respectifs. Tout le monde constate que la plupart des chauffeurs de fourgons, considérant l’état déplorable de la route qui relie les deux communes (Souama et Mekla) ont pratiquement tous décidé de s’orienter sur la ligne d’Azazga, sachant pertinemment que, non seulement la route est en meilleur état, mais aussi – et surtout – que le prix de la place est plus conséquent. Une enquête approfondie permettrait peut-être de déterminer si certains de ces chauffeurs activent par nécessité ou par plaisir, car, visibles dans la station un jour, ils disparaissent le lendemain ! C’est à n’y rien comprendre ! Et dire que les Abrisbus “abritent” les fourgons tandis que les voyageurs subissent les aléas de Dame nature ! Ne faut-il pas rappeler que, pour la même distance (18 km), le prix de la course est différent entre 30 DA pour Mekla et 50 DA pour Azazga le choix est vite fait. Un chauffeur a même rappelé ironiquement : “Je ne travaille pas pour le mécanicien, moi !” Et l’on ne saurait lui donner tort.

Mais la décence impose quand même de rappeler que, chaque matin, sauf le samedi qui est jour de marché à Azazga, l’arrêt pour Mekla est archicomble de voyageurs qui attendent patiemment un hypothétique transport, tandis que les fourgons sur la ligne d’Azazga attendent un hypothétique voyageur ! Les voyageurs ont toujours la possibilité de rejoindre Mekla en faisant un détour par Azazga puis par une correspondance via Chaib vers Mekla, ce qui ferait une dépense globale de 110 DA (20 DA pour Azazga + 50 DA pour Chaib + 10 DA pour arriver à Mekla). Sans oublier le calvaire du retour !

Il est bien difficile de cette manière, de repérer où se trouve son oreille droite en la cherchant de la main gauche !

Et les services communaux ne peuvent rien faire pour améliorer cette situation car leurs moyens de transport sont réquisitionnés chaque jour pour le ramassage scolaire, mais, des interventions en haut-lieu auraient, certainement permis l’affectation de la ligne à des bus privés qui n’attendent que cette autorisation, ce qui aurait résorbé un tant soit peu cette problématique qui se répercute chaque jour sur la fiche de paie des travailleurs qui ne peuvent se permettre le luxe – devenu besoin essentiel – d’un véhicule personnel.

Sofiane Mecherri

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