La descente d’eau des logements situés au premier, au-dessus des classes, donne directement sur l’entrée principale devant laquelle se forme une large flaque dans laquelle les écoliers sont contraints à un… bain de pieds quotidien.
Des infiltrations d’eau de pluies à partir des fissures des tuiles cassées et non remplacées arrivent aux plafonds où des moisissures sont apparentes par endroits, des portes branlantes, des vitres brisées : tel est le décor qui vous accueille dès le portail de l’entrée principale franchi, à l’école primaire Khaber-Mohamed du chef-lieu de la commune de Saharidj, qui assure la scolarité à 300 élèves répartis sur 14 classes.
Le revêtement de la cour et de certains préaux en tuf n’est plus qu’un mauvais souvenir : à la moindre chute de pluies, les petits écoliers et leurs enseignants se retrouvent à patauger dans des flaques d’eau sale. En guise de bureau, le directeur a aménagé un…débarras de 2×3 m où il s’est installé avec deux secrétaires, les archives et toute la paperasse indispensable à la plus importante école de la commune. Malgré toutes ces contraintes énumérées, cette école primaire continue à fonctionner à plein régime grâce à l’abnégation des enseignants qui font montre d’une détermination et d’un professionnalisme à toute épreuve, un corps d’enseignants qui mène sa noble mission à bâtons rompus et qui mérite tous les encouragements et l’égard dus à une école qu’il fait fonctionner contre vents et marées. Cependant, une question reste posée : Combien de temps tiendront-ils encore dans cette lamentable situation où les conditions d’exercer son quasiment inexistantes ?
Une situation qu’aggraverait l’arrivée de l’hiver dans une région de hautes montagnes où les conditions climatiques sont des plus rudes avec de fréquentes chutes de neige doublées de verglas.
Omar Soualah
