“Guidoum n’a qu’à aller à la justice”

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« Le COA n’a aucun différend particulier avec quelque partie que ce soit, mais sa représentativité des fédérations sportives par le biais des élections démocratiques l’oblige à intervenir lorsque des dépassements ou des dérives sont constatés ».C’est ce qu’a déclaré, hier, le président du Comité olympique algérien au forum Echibek.

Concernant les derniers évènements qui se sont déroulés sur la scène sportive, le conférencier s’est inscrit en faux, en indiquant que tout ce qui se passe aujourd’hui ne fait que perturber la préparation des athlètes qui risquent de ne pas être prêts pour affronter les grands rendez-vous des prochaines joutes internationales, et par ricochet, mal représenter notre pays. S’agissant des dernières déclarations du ministre de la Jeunesse et des Sports, l’invité du forum Echibek, rejette en bloc toutes ces accusations. « Des clubs et des entraîneurs ont été traités d’incompétents, des athlètes n’ont pas été non plus épargnés par l’invective et des calomnies ont été prononcés à l’encontre de fédérations nationales » et d’ajouter « Nous exigeons des preuves de tous ces griefs, et ils doivent être transmis à la justice ». L’orateur a tenu à préciser qu’aucune politique nationale du sport n’a été mise en œuvre et qu’aucun débat utile n’a eu lieu entre les différents acteurs du mouvement sportif. Concernant les trois articles du décret exécutif 05 /405 fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement des fédérations sportives nationales, le premier responsable de l’instance olympique dans notre pays a rappelé que le ledit décret a été dénoncé et décrié par l’ensemble du mouvement sportif national car il est en contradiction avec la constitution et la loi 90/31 relative aux association et de ce fait la hiérarchie des textes prioritaires est bafouée. « Malheureusement aucun responsable algérien n’a jugé utile de s’asseoir avec nous à une table pour discuter de ce qui se passe actuellement « . Aux yeux de Berraf, ces lois créent un dangereux amalgame avec les fédérations internationales dont les statuts et règlements généraux ont été adoptés par les seules entités affiliés en l’occurrence, les fédérations nationales. Pour ce qui est de la moralisation et de l’assainissement dans le monde du sport, le président du COA affirme que « nous, en tant qu’autorité morale du sport algérien, nous avons toujours appelé au contrôle ». Sur un autre chapitre, et en ce qui concerne la volonté de limiter les mandats des présidents des fédérations, le conférencier la voit comme une atteinte aux libertés individuelles et une ingérence caractérisée dans la libre expression des associations. « Ces pratiques sont antidémocratiques et ne permettent pas aux dirigeants sportifs de mener leurs actions sur des perspectives à long terme ». Pour la nomination d’une partie des assemblées générales, telle que préconisée, en l’occurrence à 30%, par l’administration des sports, “c’est une dérive qui consiste simplement à contrôler les décisions et résolutions de ces assemblées » a-t-il indiqué.

Salah Benreguia

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