Si durant tout l’été, il n’y a pas eu d’incendies, le début du mois d’octobre, et notamment lundi et mardi derniers, a été dévastateur. En effet, le village de Tafoughait, dans la commune d’Aït Yahia Moussa, a été la proie des flammes.
En l’absence de pistes agricoles, des centaines d’oliviers, principale ressource des villageois, ont été incendiés.
Selon des villageois, cette catastrophe a été provoquée par l’inattention d’un paysan qui a incinéré des herbes défrichées.
En dépit de la mobilisation de quelques volontaires partis faire face au feu avec les moyens de bord, le vent qui soufflait fort a aidé les flammes à se propager très vite. Si le lundi, une grande partie des oliveraies a été ravagée, le mardi, les flammes ravivées par le vent, ont décimé ce qui restait pour ces pauvres oléiculteurs qui espéraient réaliser une saison fertile.
Les agriculteurs que nous avons rencontrés étaient unanimes à nous déclarer qu’ils n’ont rien à faire. Les services agricoles ne les indemniseront pas car les oléiculteurs ne souscrivent pas une assurance pour ce genre de calamités.
En tout cas, dans cette région, il ne reste pas d’oliviers séculaires quand on sait que les incendies successifs de ces dernières années les ont ravagés. Au train où vont les choses, cette année, les olives coûteront encore plus cher. Aujourd’hui, leur prix varie entre deux cent cinquante et trois cents dinars.
D’ailleurs, beaucoup de ménages ne la consomment plus et lui préférent l’huile de table. Quant à la regénération de champs d’oliviers partis en fumée, il faudra attendre des années. C’est le moment de réfléchir au moyen de développer les pistes agricoles qui sont très importantes lorsque de tels incendies se déclarent.
Donc, pour cette année même si toutes les précautions ont été prises, l’automne a été quand même dévastateur. En deux journées caniculaires, les oliviers ont été réduits à néant.
Amar Ouramdane
