Désarroi d’une victime du terrorisme

Y. A. R., un citoyen du village d’Ath Hammad, dans la commune de Saharidj, victime du terrorisme de surcroît, se trouve à l’heure qu’il est dans une situation qui, pour le moins qu’on puisse dire, incompréhensible. Ainsi et selon les propos de ce citoyen qui ne sait plus à quel saint se vouer, il n’a bénéficié d’aucune considération de la part des autorités locales, eu égard à son statut de victime et d’handicapé mental à 100% suite à un attentat terroriste l’ayant ciblé en date du 25/11/2000, du temps où il était dans la garde communale.

Depuis, et suite aux menaces qui pèsent sur sa tête, il a déménagé de son ancienne demeure sise dans la commune d’Ath Mansour pour se réfugier chez ses beaux parents à Ath Hammad, suite à quoi il construisit sa nouvelle demeure sur une parcelle de terrain appartenant à ses beaux parents, mais depuis, ses multiples tentatives de bénéficier d’un raccordement au réseau d’assainissement distant de 80 mètres se sont avérées vaines.

Il dira à ce propos : « Cela fait plus de deux ans depuis que les autorités locales, dont le chef de daïra m’ont promis ce raccordement, mais j’attends toujours » pour dire encore que « les responsables de l’APC de Saharidj ne cessent de me mener en bateau, croyant par là fuir leur responsabilité au moment où le problème se pose avec acuité car si je fait recours à la réalisation d’une fosse, le seul endroit que je puisse utiliser à cet effet se trouve à coté du réfectoire du CEM mitoyen. Aux autorités communales de méditer sur les risques que cela comporte ». Ainsi et dans une requête adressée au chef de daïra de M’chedallah en date du 23/09/2006, l’intéressé sollicite une fois de plus son raccordement au réseau d’assainissement, tout en mettant en exergue les risques d’une fosse sceptique dans cet endroit. Il écrit « la commune refuse de m’aider pour la réalisation d’une canalisation d’eaux usées » pour demander l’intervention de ce responsable afin de réparer la situation.

Enfin et vu la situation précaire de ce citoyen, les responsables compétents doivent agir en conséquence pour rétablir ce citoyen dans son droit et ce, du moins en considérant son statut de victime du terrorisme.

L. Khaber