A quand l’informatisation de l’état civil ?

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Le service de l’état civil de la mairie d’Aïn El Hammam est pour ainsi dire celui qui draine le plus de monde et sans désemplir, en toute saison. Il est paradoxalement celui que les contribuables aimeraient éviter autant que possible.

Et pour cause : les files d’attente au niveau des guichets se forment dès l’ouverture de la mairie. Elles s’allongent au fil des heures, elles s’étirent, s’enchevêtrent jusqu’à former une foule compacte où il n’est guère facile de trouver sa place.

Les deux seuls bancs réservés à l’attente, pour une dizaine de personnes, gênent plus qu’ils ne soulagent. Pourtant le nombre de guichets, six à huit suivant les jours, peut, s’il est exploité rationnellement, être considéré comme satisfaisant. Il en est de même du nombre d’employés, bien que la plupart soient recrutés dans le cadre de l’AIGL. Ils ne cessent de se démener sans arriver à faire face à ce flux d’usagers. Malgré plusieurs tentatives de réorganisation du service par l’exécutif de l’APC, les résultats qui ont suivi, n’ont été qu’éphémères.

La demande est tellement forte qu’il n’est pas rare que des erreurs de transcriptions soient signalées par des usagers en colère, obligés de revenir pour demander qu’on leur délivre des pièces avec l’orthographe correcte. Le service a atteint un degré de saturation tel qu’il faudrait envisager, au plus tôt, des solutions radicales. Il est temps, si ce n’est déjà tard, de penser à l’informatisation du service.

La pression est telle que seul l’ordinateur peut en venir à bout. C’est le moment de penser à se mettre au diapason du développement et sortir de la routine. Les dépenses doivent être engagées en tenant compte des priorités. L’argent ne manque pas, en tout cas c’est ce que nous pensons au vu des dépenses astronomiques qui viennent d’être effectuées pour aménager le siège de l’APC où la beauté du marbre rivalise avec le staff sur rails. Un membre de l’assemblée, devant ce faste, eut ces mots significatifs “on dirait une clinique cinq étoiles”. La peinture, les marches d’escaliers, les fenêtres, les plafonds, tout est refait à neuf, d’un seul coup. Le contribuable, tout en demandant un minimum de confort et propreté des lieux, exige avant tout la qualité et la rapidité du service.

Sans nous ériger en donneurs de leçons, nous sommes en droit de nous demander si, en réduisant certaines dépenses, on n’aurait pas pu acquérir quelques micro-ordinateurs et commencer dès maintenant l’informatisation.

Lorsque l’argent existe, il ne doit pas toujours être destiné à la réfection des trottoirs ou au ravalement des façades. La maçonnerie ne doit pas prendre le pas sur les choses plus utiles.

Décorer les murs, penser à quelques plantes d’intérieur ou nettoyer les abords de la mairie donnerait un peu de vie à cette bâtisse plutôt froide, inhospitalière et à moindre coût. Le monde évolue, l’imagination doit suivre.

Nacer B.

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