Les étudiants évoluent dans un environnement insalubre

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Equipements sanitaires détériorés, conduites et canalisations bouchées, couloirs inondés d’eaux usées, tel est l’environnement dans lequel vivent des centaines d’étudiants au quotidien, depuis plus de 3 mois.L’absence d’hygiène ne laisse aucune ombre de doute au sein de cette résidence. On y assiste chaque jour à des scènes effroyables que le regard n’ose soutenir que timidement. Au menu de chaque matinée, de l’eau usée provenant des toilettes inonde les couloirs des pavillons et coule même jusqu’aux chambres. Miasme, relent s’y exalent empestant par là l’atmosphère et mettant en péril la santé des étudiants. “Le risque de contamination et d’épidémie n’est à pas écarter bien qu’aucun cas n’a été enregistré jusque-là…” nous confie le médecin de la cité. Au reste, les mots deviennent insignifiants, vides pour peu qu’on ose s’aventurer à décrire l’environnement délabré qui menace le bien-être de ces résidents.L’impression que suscite l’image des sanitaires gagnés par une mare de purin n’est-elle pas infailliblement ineffable ? Et encore, comment serait-il possible de décrire un restaurant entouré d’immondices ? Le comité de cité désigne du doigt le chef de service environnement et développement, ainsi que la DLP. Des travaux de réhabilitation ont été entamés depuis plus de 3 mois au sein de cette résidence, mais, cela semble n’avoir rien changé à l’état précaire de celle-ci.Le comité de cité met en cause la responsabilité du chef de service environnement et la DLP, qui sont chargés de la soumission du projet et de son suivi. Une enveloppe de 8 milliards de centimes est attribuée à la réhabilitation des 6 résidences universitaires de Béjaïa. Une somme qui aurait suscité plus d’intérêt dès lors que le ministre de l’Enseignement supérieur l’a prononcée au cours de sa dernière visite.Le budget, cependant, qui a été attribué pour chaque résidence était fixé en fonction des dégâts et endommagements, qu’une commission s’est chargée de constater. En outre, la soumission des projets et l’ouverture des plis ne se font pas sans la présence des représentants des sections syndicales des travailleurs et du comité de cité, un point qui fait gagner en transparence et dissiper toute ombre de doute. Par ailleurs, quant à ces deux opérations, “tout a été fait sans la présence de ces représentants”, un témoignage qui se partage, nous confirment M. R. Benatzou SG de la section syndicale UGTA et M. K. L., un membre du comité de la cité. “Les choses n’étaient pas à ce stade de dégradation avant que l’on ne commence ces travaux. Tout se dégrade d’autant plus que cette tâche de réhabilitation languit et traîne. Et ce qui est plus surprenant encore est le fait de peindre des pavillons auxquels on a refait la peinture 8 mois auparavant. Cela va sans dire des sanitaires où l’on retrouve des dalles de sol et qu’on a réaménagés en septembre 2003…”, rajoute M. B.H., membre du comité.Le chef de service de l’environnement M. MDJ, de son côté, nous explique que “les travaux avancent selon la volonté des étudiants qui nous obligent toutefois à adopter un rythme intermittent pour veiller à ne pas compromettre leur bien-être et la tenue des cours. Sinon, pour ce qui est des sanitaires débordants, cela est dû à un bouchon sur une longueur de 50 mètres que la graisse, provenant de la restauration, avait provoqué dans la conduite principale. L’APC se charge actuellement de le déboucher…”

K. N.

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