La colère qui couve au CEM Ibn Khalboun du chef-lieu de Barbacha est en passe d’un mouvement de protestation des travailleurs de cet établissement décidés à observer un débrayage de deux jours les 15 et 16 du mois en cours pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « conditions de travail déplorables et d’état des lieux de l’établissement laissant à désirer ». Réunis en AGE le 20 septembre dernier pour débattre des problèmes soulevés dans un rapport adressé aux instances concernées le 3 juin écoulé, les travailleurs, par le biais de leurs syndicats SET et UNPEF, ont décidé d’aller vers un mouvement de grève. En effet, après un arrêt de travail d’une journée, le 23 septembre dernier, la protestation passera cette fois-ci à deux jours de grève générale prévue pour les 15 et 16 du mois en cours et qui va s’intensifier à trois jours durant le mois prochain. Cette action, soutenue par l’Association des parents d’élèves de cet établissement, se veut, par les protestations, une réponse aux responsables du secteur de l’éducation et aux autorité locales « qui n’ont réservé aucun intérêt à nos doléances qui nécessitent pourtant des prises en charge rapides ».
Parmi les problèmes que soulèvent les travailleurs du CEM Ibn Khaldoun, nous citerons, entre autres, l’absence des salles nécessaires pour l’informatique, l’exiguïté de la salle des profs, l’absence de chauffage central et de restauration pour les élèves nécessitant la demi-pension. Dans le volet ressources humaines, les contestataires s’indignent du déficit en agents d’entretien et qui est à l’origine d’un manque d’hygiène dans les salles de cours et les sanitaires ainsi que l’absence d’un laborantin nécessaire pour les matières de physique et de sciences. Aussi, les 560 élèves scolarisés dans cet établissement sont privés, selon les dires des responsables des deux syndicats, de salle de club scientifique, de filière de musique, de dessin et d’une bibliothèque digne de ce nom, et ce en dépit de l’existence d’un nombre important d’ouvrages. En somme, la structure, qui n’était naguère qu’un édifice du souk el fellah, ne répond plus, aujourd’hui, aux commodités d’un collège.
Dans l’attente d’une volonté d’améliorer les conditions « lamentables » que les travailleurs refusent désormais d’en subir les conséquences et menacent de hausser le ton en passant à une grève illimitée à partir du deuxième trimestre prochain.
Nadir Touati
