Plusieurs citoyens du village Azib Ouhadad, dans la commune de Ouaguenoun, nous ont contacté pour signaler l’état de dégradation dont se trouve l’école primaire Belkhir-Akli, qui se situe au cœur de ce village, sur la CW37. A travers une virée sur les lieux, guidé par un enseignant, nous avons effectivement constaté que cette école, érigée depuis 1969 est à l’abandon.
« Il y’a des années, cette école était l’une des meilleures de la région, du point de vue de son entretien et de son rendement pédagogique », nous dit cet enseignant.
A présent, l’école est restée livrée à elle-même. Sa situation s’est beaucoup détériorée particulièrement depuis le séisme de mai 2003. Les stigmates de cette catastrophe naturelle sont toujours présentes dans cette école. En effet, deux des trois logements de cette école d’astreinte portent une croix rouge du CTC, qui les a mis hors d’usage. L’un des logements reformé a été abandonné par son propriétaire par peur d’effondrement.
Deux classes, parmi les neuf que compte cet établissement ont été démolies. L’opération s’est arrêtée à ce niveau, du fait qu’il n’y a pas eu de reconstruction de nouvelles classes. L’école compte une entrée unique pour les élèves et les habitants de l’école. La clôture est en partie en dur. L’autre partie est encore en grillage, trouée et endommagée par des intrus en plusieurs endroits.
En plus des intrus, des animaux sauvages, tels que les chiens errants pénètrent dans l’établissement. L’école est sans cantine, et ce malgré que certains enfants habitent dans des villages éloignés de près de 3 km, à l’exemple de ceux de Azib Oufela, Tala Oufela, Boughzran, etc. A l’entrée, dans un coin, se trouve un puits profond de 22 m, qui reste sans protection, on a tout juste déposé un grillage dessus et le mur de ce puits est à ras-le-sol. Cela constitue évidemment un véritable danger pour les 200 élèves. Quelques mètres plus loin, les sanitaires donnent une image de désolation. Toit en tuile usée et elles ne disposent même pas de portes d’entrée. La cour est dans un état accidenté. Entre la basse et la haute cour de fortune, il n’existe aucun mur de protection. Cela sans omettre de signaler que le terrain est jonché de débris. Des chargements de sable et d’autres produits destinés à cette cour sont abandonnés dans un coin et la cour est restée toujours impraticable. Sollicité par des parents d’élèves, le député Mokaddem Tayeb, du RND, a fait les mêmes constatations sur cette école. A cet effet, il a rédigé et adressé une requête le 2 août dernier au ministre de l’Education nationale, leur demandant son intervention pour la prise charge de cette école.
Enfin, nous apprenons qu’une association de parents d’élèves, propre à cet établissement, est en voie de constitution. Cette dernière, une fois mise sur pied, opérera certainement des démarches pour que la situation triste de cette école soit améliorée.
Mourad Hammami