Se balader à pied en solo ou en voiture, de jour comme de nuit avec sur soi de l’argent, un portable ou autres objets de valeur dans la localité de Oued Aïssi, précisément au niveau de l’hôpital psychiatrique sans se les faire arracher, relève du miracle. De jeunes malfaiteurs habitant les bidonvilles érigés sur les lieux, nous dit-on, dont la plupart sont des récidivistes connus des services de sécurité, spécialisés dans ce domaine pullulent dans cet endroit. Leur stratagème consiste à guetter patiemment leurs proies et ils attendent d’être dans un coin retiré pour passer à l’action. Chaque jour, que Dieu fait, des citoyens et des citoyennes de tous âges, se font subtiliser leurs biens en plein jour ou même milieu de la foule. Avant même que la victime ne réalise ce qui lui arrive, l’agresseur est déjà loin. L’acte est tellement violent que certaines victimes se retrouvent à l’hôpital avec des blessures plus ou moins graves. Hier encore, c’est un stagiaire du CFPA limitrophe qui a fait les frais de ces bandits en plein jour, sommé de vider ses poches, le malheureux ne pouvait qu’obtempérer. Bilan : 2 000 DA et son portable envolés. Les exemples ne manquent pas : dimanche dernier, à 11 h, c’est un autre citoyen d’Aït Oumalou, un quinquagénaire, répondant au initiales de M. H., qui a fait l’objet d’une agression musclée suivie de vol (pour 300 DA) devant le même hôpital. Après avoir été menacé et roué de coups, il a été laissé pour mort sur la route. La même journée, un chauffeur de taxi, originaire de la même localité, a connu la même mésaventure devant l’entrée principale du CHU Fernane-Hanafi. Descendu de sa voiture pour se soulager en bordure de la route, il a été surpris par deux malfrats, probablement à l’affût, armés de poignards. Il a été dépouillé de la somme de 5 000 DA. Il ne se passe pas un jour sans que des personnes ne nous accostent pour nous signaler des drames dans cette contrée, perpétrés par ces tristes individus sans pitié, ne ratant personne dans cet endroit. Ils sont constamment aux aguets du moindre mouvement des automobilistes en panne ou des personnes s’aventurant seules. Devant cette situation alarmante, nombreux sont les citoyens qui affichent leur ras-le-bol et se plaignent ouvertement de l’insécurité qui règne dans toute la Kabylie. Ils souhaitent encore une fois, que ceux qui sont censés protéger les populations réagissent au plus vite en instaurant des mesures sécuritaires, à même de permettre de mettre fin aux méfaits de ces dangereux individus.
S. K. S.
