“Deux pieds” plus un cerveau font “quatre pattes”

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Cette altercation a pu avoir lieu parce que chez certains “deux pieds”, en ce mois sacré du Ramadhan, les instincts refoulés de la nature humaine se font jour, justifiant cette “extériorisation” et “cet éclat” sur les manques que ne cesse de ressentir monsieur Estomac dont la musique enivrerait plus d’un et à plus d’un titre. Nature, quand tu nous tiens !

C’est ainsi que la semaine dernière devant un établissement public dont il n’est nul besoin de citer le nom, puisqu’ils sont tous devenus le théâtre de ce genre de situation, un animal à “deux pieds”, laissant libre cours à son cerveau, a provoqué intentionnellement une esclandre dont tous les témoins à “deux pieds” sont demeurés étonnés et sidérés, en attendant le “f’tour”.

Donc, notre “deux pieds”, lui-même ancien fonctionnaire de la même famille processionnelle, s’abandonnant à sa propre volonté et sa propre vision des lois régissant la société des “deux pieds”, a interpellé le chef d’établissement, avec menaces et vociférations, parce que son interlocuteur a voulu faire appliquer la réglementation par tous ceux qui fréquentent son établissement, sans discrimination aucune. Il faut bien raccourcir les cheveux de son rejeton à “deux pieds”, à l’instar de tous ses camarades, non ? La chevelure, abondante et trop longue, n’est nullement un besoin de santé pour le “deux pieds”, sachant qu’une telle chevelure ne peut que nuire à celui qui la porte, ainsi qu’entourage, surtout quand tous les “deux pieds”, n’écoutant que leurs instincts obnubilés par une intelligence retardataire et négative de tout raisonnement, se transforment, par la vertu de Dame Nature et le soutien de monsieur Estomac mis à rude épreuve en cette période de jeûne, et en vrai “quatre pattes” capables et coupables de tous les dépassements que la déraison suscite en de telles circonstances, la cervelle de notre “deux pieds” a bien orienté le choix du lieu de l’altercation. En dehors de l’enceinte de l’établissement, le chef d’établissement ne pouvant se prévaloir d’une quelconque protection, selon ce que croit le “deux pieds” si mal intentionné qui s’est métamorphosé en un véritable “quatre pattes” par et pour l’occasion.

Et la bagarre a failli se déclencher, n’était l’intervention d’un groupe de “deux pieds” qui ont tenté de rappeler le “deux pieds” agresseur à la raison. Pour tous, la loi est claire : elle s’applique et les menaces ne servent qu’à prouver qu’un “deux pieds et un cerveau” font bien “quatre pattes”.

Moralité : il faudrait penser que l’intelligence logée dans le cerveau d’un “deux pieds”, qui ne sait pas faire la part des choses et n’ayant aucun respect pour Dame Nature, devient par son comportement indigne, un vrai “quatre pattes”, tandis que le petit “deux pieds” aux cheveux longs peut continuer à exhiber fièrement une chevelure fournie sachant pertinemment que son “deux pieds” de géniteur ne peut passer aucun peigne sur la… calvitie qui recouvre son… cerveau. Une “boule de billard” recouvrant ce que feu Matoub appelait “un cerveau plein de vide” n’a jamais brillé par une quelconque intelligence ! Conclusion : “Et Moukhis Yetchour d’oulach”.

Cela s’est vraiment passé dans un village de Kabylie.

Sofiane Mecherri

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