Comment peut-on parler de tourisme, quant on souhaite la bienvenue aux touristes et autres visiteurs avec les immondices de tout genre comme si nous n’avons pas d’autres endroits adéquats pour entreposer nos ordures, le temps de les incinérer, que de choisir les accotements des routes, notamment celles à grande circulation pour en faire de l’exhibitionnisme ?La route nationale 74 semble, on ne peut dire mieux, être la plus sale au niveau de Seddouk et de Beni-Maouche de par les détritus de tous genres qui jonchent les accotements.Pour cela, à l’entrée de la ville de Beni Maouche, la municipalité a créé une décharge publique dans un endroit paradisiaque, dont la vue sur le reste de la région semble être la meilleure, à une altitude de plus de 1000 m. A la place des arbres ombrageux pour permettre aux citoyens voyageurs et locaux de s’arrêter un tant soit peu pour contempler un paysage verdoyant, parsemé de taches blanches sur les hauteurs, en ces belles journées de printemps, rare de le trouver ailleurs. L’endroit est devenu infecte au point même où regarder par la fenêtre est devenu forcément incommode de par toutes ces bêtes qui rôdent autour d’un festin qu’elles se disputaient à longueur de journée. Un vrai cirque animé par des chiens et chats errants qui montraient des dents en aboyant et miaulant et des corbeaux qui tournoyaient aux quatre vents.Au moment de son incinération, la fumée couvre la route sur des centaines de mètres gênant ainsi les automobilistes. Même les malades ne sont pas en reste : cette période de printemps est la plus redoutée de l’année avec la prolifération des pollens qui en sont en partie la cause des allergies des voies respiratoires. De ce fait, cette fumée ne peut être qu’un facteur aggravant pour ces malades. A la question de savoir pourquoi une décharge publique à un tel endroit, aux abords d’une route nationale de surcroît, l’agent communal chargé du service d’hygiène et de santé publique de la municipalité de Beni Maouche a affirmé que : «le propriétaire du terrain et les riverains ne cessent de réclamer sa délocalisation mais le manque de terrain adéquat pose problème au niveau de cette commune, néanmoins, elle sera éloignée un plus bas dès que les travaux d’aménagement de la piste agricole, permettant l’accès aux véhicules de la voirie, seront terminés».Les citoyens contribuent énormément à la création de telles décharges qui dégradent considérablement l’environnement et par voie de conséquence leur cadre de vie, favorisant ainsi l’apparition de maladies chroniques.
L. Beddar
