Akbou, 2° grande ville de la wilaya après Bejaia a bénéficié de la réalisation d’un stade olympique. Si l’on juge par la maquette qui lui a été faite, selon un responsable du club local, il avait la même dimension et les mêmes caractéristiques que celui réalisé au niveau du chef lieu de la wilaya. Mais en pénétrant à l’intérieur, l’abandon de ce complexe est perceptible à première vue. Deux clubs, en l’occurrence l’ORBA, un club de la régionale I centre et la JSA, une formation sociétaire de la régionale III G A centre évoluent sur ce terrain. Cependant, les dirigeants du sport akboucien se lamentent de l’état actuel de ce complexe crée pourtant tout récemment et qui subit de plein fouet des dégradations par le manque d’entretien. La plupart des petits terrains annexes usités pour d’autres disciplines sont laissés à leur sort. Ceux en fonction avaient la pelouse abîmée, les bois arrachés et d’autres non utilisés sont gagnés par une broussaille fanée, comme tout d’ailleurs les espaces réservés. Le talus en face de l’entrée des vestiaires, qui devraient être doté d’un muret de soutènement pour des raisons d’esthétique et de sécurité, a été laissé tel quel, au grand dam des supporteurs qui faisaient des raccourcis en l’escaladant ou en le dévalant. Parmi les infrastructures réalisées, figurent les vestiaires et la pelouse synthétique. Cette dernière se dégrade de plus en plus par la pénétration des cailloux provenant de l’accotement entourant la pelouse laissé en terre saturée de gravas qui est conçu pourtant comme piste d’athlétisme. «Si la piste d’athlétisme était réalisée, la pelouse, qui a coûté à l’Etat une somme faramineuse de 5 millions de dinars, aurait été sauvegardée et le complexe aura aussi à engranger des dividendes par sa location aux clubs d’athlétisme de la région», dira Abdelkader Bouchrit, président de l’ORBA. Si l’on s’en tient à cela, selon Akli Haddad, trésorier du club akboucien, même la piscine olympique prévue dans le projet, n’a pas été réalisée.
«Pour répondre au vœux de notre jeunesse qui ne respire que du sport, nous aimerions créer un club d’athlétisme et un autre de natation, c’est pourquoi, nous avons fait des démarches au plus haut niveau de la hiérarchie des institutions de la jeunesse et des sports, en leur réclamant la réalisation d’une piscine et d’une piste d’athlétisme comme prévus dans le projet initial, mais nos requêtes seraient restées à ce jour lettre morte», souligne ce responsable.
Ce terrain fétiche des Akbouciennes mérite toute l’attention des pouvoirs publics, qui ont investi des sommes colossales pour donner le goût de vivre à une jeunesse qui a fait du sport, une passion populaire enracinée au plus profond de la vie sociale, ce qui a fait d’ailleurs qu’un réseau dense et varié de clubs toutes disciplines confondues quadrille des centaines de jeunes pratiquants. Voila autant de raisons qui font que ce complexe devrait être pris en charge convenablement par l’entretien des équipements existants et la réalisation des infrastructures manquantes.
L.Beddar
