Des parents d’élèves du CEM Chaïbi-Mohand Ourabah de Semaoune dans la commune de Chemini lance un appel à leurs enfants leur demandat de se mettre en grève 3 jours, les 17, 18 et 19 octobre pour, lit-on dans l’appel diffusé avant-hier « des raisons de manque de professeur de mathématiques depuis la rentrée à ce jour ».
Une première dans les annales de l’éducation nationale. D’habitude, ce sont surtout les parents qui ont à cœur à ce que leur progéniture ne manquent aucune heure de cours dans l’année. Et quand, malgré toutes les précautions prises par l’administration et les enseignants, grève ou école buissonnière il y a, ce sont eux qui interviennent pour raisonner les potaches. Et s’ils n’arrivent pas à leur faire reprendre le chemin de l’école, c’est encore à eux que l’administration scolaire s’adresse pour leur demander de justifier les « absences » de leurs protégés.
Autres temps, autre mœurs, maintenant ce sont les parents qui demandent à leurs enfants de ne pas aller à l’école. Pourquoi au lieu de s’adresser au chef d’établissement qui n’a aucun pouvoir de recrutement, les membres du bureau de l’APE n’iraient-ils pas eux-mêmes porter les revendications de leurs mandants auprès des services concernés ?