Le comité des fêtes enchante la ville

Avec des mots ce n’est pas facile de narrer Béjaia by night, surtout en ce mois de Ramadhan. Il est vrai que les gens de cette région ont acquis une certaine culture de vivre au delà du JT de

20 heures. On sort dehors le plus normalement du monde pour digérer, faire un petit tour, quelques pas, histoire de prendre l’air. Seul, en famille, entre amis, entre copines, en couple sans aucun complexe. A Béjaia, lorsque vous fixez un rendez-vous à onze heures, il est utile de préciser si c’est dix heures du matin ou du soir. Ça vit presque en continu, notamment en été. Avec l’arrivée du Ramadhan, c’est comme si la saison estivale s’est offert une rallonge aux pieds de Yemma Gouraya. La cité est restée en couleur, et en fête. La nuit, les trottoirs sont plus bondés que la journée. Les magasins normalement ouverts. Béjaia est très animée en nocturne. Plusieurs points d’animations égayent la ville. Du côté de l’esplanade de la Maison de la culture c’est du chant pour tous. Chaque soir un plateau d’artistes est gratuitement proposé au grand public. On y vient par centaines pour y assister. Avant-hier, ils étaient quelques deux mille personnes à venir partager la soirée avec Kaci Abdjaoui. On dit que c’est chaque jour comme ça. Ca se passe dans le calme, et la bonne ambiance. Le seul point noir peut-être : les familles ne viennent pas à cette place en nombre au vu de l’affluence à tendance…trop masculine.