Imaginez le désarroi d’une jeunesse touchée de plein-fouet par un chômage qui ne dit pas son nom dans une région montagneuse où les habitants souffrent dans l’indifférence totale des affres du sous-développement et subsistent de leurs « petites cultures ».
Le cas du village « Tarikt », perché sur les hauteurs de la montagne d’Aggouf, jouxtant la région de Tamridjet et situé à une dizaine de kilomètres au sud-est de la commune de Melbou, illustre parfaitement une situation aggravée par l’inexistence d’infrastructure sportive à même d’atténuer un tant soit peu les vicissitudes d’un grand nombre de jeunes livrés à eux-mêmes dans des conditions lamentables. « Nous n’avons aucunement demandé la réalisation d’un « 5 Juillet « à Tarikt ni moins encore un « Premier novembre » : nous ne demandons qu’un terrain, un stade pour pouvoir faire du sport », nous a confié Nassim, un jeune chômeur complètement désemparé. Ces amateurs de la balle ronde, fervents supporters des deux clubs-phares de la Kabylie, la JSK et la JSMB, attendent impatiemment la concrétisation de ce rêve longtemps caressé dans un village qui a enfanté des Agoune Khoudir et Jelloul, tous deux athlètes d’élites des équipes nationales senior et junior.
Rabah Zerrouk
