Le jardin public d’Azazga, héritage de l’administration coloniale avec sa végétation luxuriante et imposante, connaît un délabrement inacceptable depuis les années 80 et a atteint son paroxysme ces derniers mois.
Il a été amputé de 70% de son couvert végétal, (faute d’entretien de malveillance et de mal éducation de la part de certains citoyens) : des arbres rares, véritable niche écologique d’espèces d’oiseaux rares, des fleurs d’une multitude d’espèces qui verdissaient autrefois le jardin et ornaient la ville de leur splendeur, un véritable mini écho système faisant désormais partie de l’histoire à l’image de ceux qui les ont réalisés.
Outre la disparition de cette faune et cette flore, le jardin public d’Azazga, autrefois lieu de repos pour les familles qui ont besoin de détente, un espace ludique et très éducatif pour les enfants, n’est plus qu’une décharge sauvage où l’on jette à volonté, détritus, conserves, sacs et fruits pourris, pis encore, il est devenu le lieu de prédilection par excellence et de réunion de dépravés, de drogués et même des aliénés mentaux : résultat du absence de gardien, de portail et de programme d’ouverture et de fermeture. autant dire que le jardin public d’Azazga a été jusque-là, livré à lui-même.
Interrogé le P/APC d’Azazga nous répondra que le projet de réhabilitation et rénovation du jardin public d’Azazga sera réalisé incessamment et dans les plus brefs délais ; au plus tard si tout se passe bien, dans 30 jours, puisqu’un budget a était alloué à cet effet par les autorités.
« Le paysage c’est le plus beau des spectacles gratuits à condition de savoir le préserver » dira René Mettler, un célèbre naturaliste et fervent défenseur de la nature ; alors préservons notre patrimoine vert et préservons la vie.
B. Amirat
