Assassinat et racket à outrance

Ecumant pratiquement les zones insuffisamment quadrillées par les structures étatiques de sécurité et profitant toujours du relâchement de la vigilance, le GSPC continue de signer sa présence sanglante particulièrement à l’est de Boumerdès. Moins d’une semaine après deux attentats, l’un à l’arme automatique et l’autre à l’explosif ayant fait au total un mort et trois blessés à Bordj Menaïel, la nébuleuse terroriste locale a ciblé avant-hier vendredi vers 16h 30 un ex-garde communal répondant au nom de Aït Ali Rabah, au village rural avoisinant de Timizert précisément au lieudit Gadhla. Là, un groupe terroriste composé de cinq éléments en tenue militaire a intercepté en fin d’après-midi un fourgon aménagé de voyageurs. Identifié, en compagnie de trois autres passagers l’ex-membre de la garde communale locale, Rabah Aït Ali, 60 ans environ, sera froidement exécuté par balles.

La dépouille de la victime sera transportée, peu après à bord du véhicule d’un particulier vers un hôpital de la périphérie. Originaire du douar voisin de Afir Azezaâ, l’ex-garde communal tué avait perdu, il y a une année son frère prénommé Ahmed dans des circonstances presque similaires. L’œuvre macabre de l’islamisme armé qui a fait neuf morts et plus de trente blessés dont six gravement depuis le début du Ramadhan dans la seule région de Boumerdès, est accompagnée, ces jours-ci d’opération de racket. A Aïn Bahria, non loin de Ouled Ziane, et dans d’autres hameaux de Zemmouri, de nombreux villageois ont été au cours de la semaine passée sommés de payer une forte somme d’argent lors d’un faux barrage sur la RN24. Le GSPC réitère également ses menaces de mort, depuis quelques jours, a-t-on signalé, à l’endroit des agriculteurs qui refusent de lui prêter assistance par le biais de la djizia (dîme) dans certains douars de Sidi Daoud, Ouled Aïssa et Ouled Moussa, proche de Naciria.

Salim Haddou