Les habitants de l’ex-base de vie sollicitent l’aide du ministre de la Solidarité

Ayant épuisé toutes les voies à même de trouver une solution à la situation de misère dans laquelle ils vivent depuis plus de 16 ans, les habitants du bidonville ex-base de vie situé à la sortie est de Boghni ont décidé, par le biais d’une lettre adressée au ministre de l’Emploi et de la Solidarité, de solliciter son intervention pour lever les entraves qui ralentissent le lancement d’un projet de résorption de l’habitat précaire inscrit en leur faveur.

Ainsi, le comité de quartier, tout en faisant part « des conditions précaires et difficilement supportables » caractérisant la vie de 52 familles regroupées dans des maisons mal bâties et mal tenues, a fait état, dans la missive envoyée au ministre, d’un litige autour du terrain où devaient être construits des logements sociaux et qui, selon toute vraisemblance, a retardé le démarrage des travaux.

Ce litige étant réglé par l’APC de Boghni en régularisant le terrain après l’accord conclu avec les propriétaires, selon toujours les termes utilisés par le comité de quartier, il reste tout de même le problème de financement, car la solution préconisée n’est autre que solliciter l’aide de la CNL (500 millions de centimes accordés) pour avoir un toit.

Or, les familles admettent qu’elles n’ont pas les moyens pour cela d’où cet ultime recours au ministre à qui on reconnaît la qualité d’avoir « toujours été à l’écoute des déshérités ».

A signaler enfin, que le contenu de cette lettre n’a pas été explicite quant à la formule de recasement proposée par les autorités locales aux familles et du type de logement retenu pour trouver une issue au problème posé d’autant plus que, à notre connaissance, la situation qui prévaut à la base de vie a toujours constitué un casse-tête pour les différentes assemblées communales qui se sont succédé à Boghni, tout simplement parce qu’elle est inextricable.

M. Haddadi