Le logement dans tous ses états

Erigée en commune lors du dernier découpage administratif de 1985, la commune de Frikat n’a réalisé à ce jour que vingt-quatre logements dont dix huit ont vu le jour dans le programme APC/CNEP. Après leur mévente, il a été convenu de les transformer en logements sociaux. Malheureusement, ils demeurent toujours squattés. Si de nombreux chefs-lieux créés en même moment que celui de Frikat sont urbanisés, celui communément appelé la SAS n’a presque pas changé n’étaient les privés qui commencent à réaliser des constructions à caractère d’habitation et commercial. On peut toujours voir ces taudis qui datent de l’époque coloniale. Un semblant de restructuration a été engagé dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire, mais ce programme est devenu utopique après son lancement. Car l’enveloppe allouée à ce programme qui n’était à cette époque là que de vingt cinq millions de centimes n’a pas suffi pour arriver à terme de ces logements. Seules les caves ont vu le jour, sinon rien. Actuellement, on parle de la résorption de soixante quatre autres. Mais apparemment en dépit de l’aide de la CNL qui est de 50 millions de centimes, personne ne peut lancer ces unités. Selon une source locale, c’est un programme qui ne va pas démarrer car les bénéficiaires n’ont rien pour participer avec un apport qui dépasserait les 50 millions. D’ailleurs, le P/APC que nous avons approché, pense que la meilleure solution pour l’éradication de ces bidonvilles n’est que leur transformation en logements sociaux après réévaluation financière. « Cela nous permettra d’en finir avec ces taudis. Et puis, nous gagnerons en terme de foncier car notre municipalité n’a pas d’assiettes pour recevoir les programmes de logements dont nous avons bénéficié », nous a expliqué le maire. Avant de dire : « Le peu de terres que nous avions a été massacré par l’assemblée sortante en réalisant des habitations évolutives qui ont pris assez de place pour un seul niveau ». Côté, logements finis, il y en a vingt. Ils seront attribués incessamment car les enquêtes ont déjà été faites. Vingt autres sont à l’arrêt en raison du litige avec le propriétaire. Au programme, cent autres attendent leur lancement. A entendre le maire de la municipalité, leur réalisation est subordonnée aux sites qui devraient les accueillir. En somme, la commune de Frikat est la moins dotée en matière de logements. Même les personnes qui ont bénéficié des aides dans le cadre du développement du logement rural n’arrivent pas à lancer leurs projets en raison des conditions qui leur sont imposées à savoir par exemple débuter à hauteur de dix millions de centimes. Toutes ces personnes sont unanimes à dire qu’elles n’ont aucun sou pour réaliser les travaux de terrassement. C’est là la situation du logement dans la commune de Frikat.

Amar Ouramdane