Un camion chute dans un ravin

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Dans l’après-midi de mercredi dernier, un camion de gros tonnage de marque “Hyunday”, flambant neuf, appartenant à un entrepreneur en hydraulique, domicilié à Boumerdès, assurant les travaux d’AEP Takhoukht/LNI, s’est renversé dans un ravin, à une quarantaine de mètres en contrebas du CW1, reliant le village Aït Frah à la localité de Takhoukht. Cette chute qui a eu lieu dans un virage réputé dangereux, précisément au lieu-dit “Anar Teslent” est due, selon les informations recueillies sur place lors de notre passage, à la mauvaise appréciation du gabarit de son véhicule de la part du conducteur, lorsque celui-ci a essayé de croiser une niveleuse au lieu d’attendre pour lui céder le passage. D’autres informations ajoutent que ce sont les gabions non posés dans les normes depuis plus de dix ans qui ont cédé au passage du poids lourd. Il a fallu de gros et harrassants efforts et la coupure de cet axe routier à la circulation durant presque toute la journée de jeudi (le lendemain) pour qu’enfin les deux dépanneurs appelés à la rescousse puissent réussir à faire remonter l’épave de ce mastodonte qui au départ avait entraîné dans son sillage un olivier plus que centenaire, nous dit-on. En dépit des dégâts matériels occasionnés, le propriétaire du camion était rassuré que son chauffeur, fort heureusement, s’en soit tiré seulement avec des blessures légères. A signaler en outre que beaucoup d’accidents analogues ont eu lieu sur cet axe routier, qui demeure un coupe-gorge pour les automobilistes à cause de ses virages dangereux, sa déclivité et surtout son étroitesse. Il n’est pas inutile de rappeler aussi que les travaux de bitumage effectués ces derniers jours sur ce cw, ne sont, de l’avis des citoyens de la localité que de la “poudre aux yeux”. Dans nos précédentes éditions, nous avons attiré l’attention des autorités concernées, quant au non-respect de la largeur et de l’épaisseur de la couche de bitume par endroits qui sont respectivement de moins de deux (2) mètres et cinq centimètres. “Après tout, c’est l’argent du contribuable qui part en fumée !”, nous diront quelques riverains dépités.

S.K.S.

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