Le spectre de la sécheresse

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Le mois d’octobre a été particulièrement sec, voire caniculaire. Au lendemain de l’Aïd, des jeunes ont même été faire trempette à la plage. C’est dire qu’il a fait chaud et même très chaud.

De toutes façons, octobre est fini, novembre a commencé et les gens vont toujours en chemisette ! C’est pour quand donc le parapluie, le KW et l’anorak ? C’est pour quand les gants, le cache-nez : même si cela est vrai, ce n’est pas encore l’hiver, au sens plein du termes ; il est temps que la mauvaise saison, comme on l’appelle, se manifeste ! En fait, s’il ne pleut pas les jours qui viennent, c’est le spectre de la sécheresse qui se profile. Les paysans sont inquiets mais les autres le sont autant qu’eux : c’est la diminution de la productivité, donc la rareté des produits et, par conséquent logique, l’augmentation des prix et c’est surtout la pénurie d’eau… Dans les villes comme dans les campagnes, on redoute que le précieux liquide ne vienne à manquer dans les robinets : c’est alors la restriction, les réserves qu’il faut constamment constituer, avec tous les désagréments que cela suppose. ‘’Les jerrycans vont revenir, s’inquiètent les femmes, ainsi que les nuits blanches à attendre les robinets couler !’’ Faut-il rappeler que dans les campagnes, il y a des robinets d’où l’eau ne jaillit jamais et qu’il faut aller bien loin pour la chercher. Espérons que le ciel se montrera clément et que les pluies tomberont en abondance ce mois de novembre et, pourquoi pas la neige en décembre prochain, : il faut garder espoir !

S. Aït Larba

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