Figure de proue du football seddoukois, Mohand Bounzou, c’est de lui qu’il s’agit, a traversé de grandes étapes dans sa longue histoire d’amour avec le RC Seddouk, un club qu’il n’a jamais quitté depuis qu’il l’a connu dès son jeune âge.
Ce Seddoukois hors du commun a entamé sa brillante carrière comme libero. Après avoir terminé de beaux jours comme joueur, il a repris l’équipe comme entraîneur. Aujourd’hui, ce sportif qui ne respire que de football cumule deux fonctions, il est président du FDOCE (Fédération des œuvres complémentaires de l’école) pour la commune de Seddouk et éducateur sportif à l’école de football de Seddouk s’occupant de la formation des tous jeunes.
Homme de terrain ayant acquis une grande expérience, il ne mâche pas ses mots quant il parle du football en général et de son ancien club, le RCS en particulier, qui selon lui, le premier est en nette régression et le second patauge dans des difficultés. «Je lance un appel aux autorités locales, aux hommes d’affaires de la région, enfin à tous les amoureux du club afin qu’ils se mobilisent, la main dans la main, avant qu’il ne soit trop tard pour sauver le club qui risque la disparition», telle était la déclaration formulée par notre interlocuteur qui a mis aussi en avant l’état lamentable du terrain communal.
«La pelouse laisse à désirer et un seul vestiaire ne suffit pas pour répondre aux besoins de toutes les catégories (seniors, juniors, cadettes, minimes et poussins).
Ces insuffisances criantes n’aident pas à la formation du futur footballeur», se révolte-t-il. Parlant de l’école de football qu’il gère, il espère que cette saison sera meilleure que les précédentes.
«Sans nul doute, à compter de cette année, l’école sera parrainée par la direction de la jeunesse et des sports, ce qui nous donnera l’avantage de disposer d’un complexe de proximité», jubile cet éducateur qui lance aussi un 2e appel qui cette fois-ci est orienté vers les parents d’élèves. « Je table aussi sur la présence, à nos côtés, des parents des jeunes athlètes comme ils l’ont promis», renchérit-il.
L.Beddar
