La saison oléicole compromise

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l La récolte des olives n’est pas encore lancée dans la région d’Aït Yahia Moussa. En effet, contrairement aux saisons précédentes, les oléiculteurs qui ont encore la chance de posséder quelques oliveraies attendent que les olives mûrissent. “Ce retard est dû essentiellement aux fortes chaleurs qui ont sévi jusqu’à la fin du mois d’octobre. Comme il n’a pas plu depuis mai dernier, les olives sont toujours vertes. Même le rendement ne sera pas bon”, nous a expliqué un paysan du village d’Ath Houalhadj. Si dans certains villages le feu a épargné les olives, il n’en est pas de même à Tafoughalt ou encore dans une partie de Tachtiouine. A Tafoughalt, où le nombre d’oliveraies est important, plus de cinq cents arbres ont été la proie des flammes en plein mois de Ramadhan. “Alors qu’on croyait que c’était fini, un important incendie a décimé ce qui restait de nos oliveraies”, nous a déclaré un agriculteur avant d’interpeller les services agricoles à programmer des pistes qui seraient utilisées pour lutter contre les feux. “Les pistes sont d’une importance capitale pour sauvegarder nos oliveraies. C’est notre seule richesse. A quoi serviront les aides de l’Etat pour la taille de régénération si on n’accompagnait pas ces programmes pas d’autres mesures ?”, s’est-il encore demandé. Pour cette année, on parle déjà du prix de l’huile. “On a peur que le prix de ce produit connaisse une hausse sensible”, dira un consommateur. Effectivement, ce dernier a raison, car aujourd’hui, son prix varie déjà entre 300 dinars et 350 dinars le litre. Un propriétaire d’une huilerie moderne nous a appris que le stock de l’an dernier a été déjà épuisé. “Ces derniers temps, j’ai remarqué que de nombreux consommateurs s’étaient précipités pour acheter l’huile de l’an dernier à un prix raisonnable (200 dinars le litre), l’huile risque de manquer dans d’autres localités telle Frikat ; des citoyens nous ont informés que la récolte sera meilleure que celle de l’année dernière. Il faudrait peut être dire que jusqu’à présent, il n’y a eu aucun programme pour la régulation du marché de l’huile comme c’est le cas, par exemple, pour la datte pour laquelle est créé un Office national chargé de sa commercialisation.

A. O.

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