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Hannachi, les pompiers et le burnous

l Le président de la JSK fait reculer chaque jour un peu plus les limites de la mégalomanie. On pensait que son nombril n’était plus à portée de ses ongles depuis qu’il confond la prestigieuse JSK avec sa petite personne, mais voilà qu’il va plus loin, toujours à la manière de celui qui pousse sa bêtise le plus loin possible pour susciter quelque condescendance. Inutile de revenir sur  » l’ensemble de son œuvre  » qui a fait que le club qui balayait tout sur son passage en est maintenant à tenter, dans une indescriptible cacophonie de sauver les meubles. Après avoir entretenu l’illusion par des miettes, voilà que le pire est aux portes de la JSK. Et la parade est toujours à hauteur de sa poitrine, jamais à celle de l’équipe qui prend eau de toutes parts. Pour justifier un recrutement qui n’a pas convaincu grand monde, il impose un joueur en flagrant déficit de compétition. Pour tempérer le brasier d’une galerie qui ne comprend ni la venue du Brésilien d’entraîneur, ni son départ, il fait venir en catastrophe deux hommes dont la popularité n’était pas une garantie technique, mais un formidable arsenal de pompiers. Séparément, tout le monde sait qu’Aït Djoudi ou Saïb pouvaient améliorer les choses. Mais Hannachi qui était le dernier à ignorer l’impossible cohabitation devait les réunir pour doubler ses chances de desserrer l’étau qui l’étouffait chaque jour un peu plus. Hannachi ne s’arrête pas là, il pousse plus bas la petite combine en disant aux deux qu’il n’y avait pas de chef et à Azeddine qu’il était le patron. Le résultat a été immédiat : Moussa claque la porte avant de l’avoir ouverte et entame déjà l’enthousiasme balbutiant du changement. Mais le président a réussi ce qu’il voulait bien réussir, un autre sursis en l’occurrence. Pour la JSK, tant pis si l’incertitude demeure. Le match de la Supercoupe devait « confirmer » la bouffée d’oxygéne. Une bonne deuxième mi-temps, deux joueurs révélation, un arbitrage douteux et Hannachi croit tenir la bonne affaire. Une euphorie pour si peu, qui lui fait même oublier sa énième démission-gag et une AG élective à préparer. Au point de revenir à ses arguments passe-montagne pour expliquer sa banqueroute sur BRTV. La Dépêche de Kabylie pour l’avoir critiqué, Amara Benyounès pour avoir dirigé ce journal, et les supporters pour l’avoir pris à partie seraient derrière la déconfiture de la JSK. Quant à sa politique, jamais Hannachi n’en doutera un jour, tout bonnement parce qu’il n’en a pas. Sauf quand il va en trombe à Hydra féliciter Belkhadem dont la nomination était encore brûlante après l’avoir revêtu du burnous de l’allégence.

Slimane Laouari

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