La presse, et la Dépêche de Kabylie en particulier, ne cesse de faire état des blocages que connaissent depuis plusieurs mois les mairies de Kabylie : conflits entre élus, entraînant la paralysie des structures, conflits de personnes surtout, assoiffées de pouvoirs…
Les intérêts des populations ‘’gérées » passe toujours au second plan de ces élus, pour qui seul compte l’intérêt de leur formation politique… ou de leur personne ! Alors que le réseau des eaux est vétustes alors que les routes partent par morceau, alors que les écoliers souffrent le martyre en faisant des kilomètres de trajets, les ‘’élus du peuples » se battent, à coup de slogans et d’insultes.
« Mon parti gère mieux que le tien, ma formation est plus démocratique que la sienne, je suis plus Kabyle que toi ! » En fait, les Kabyles ont vu passer, à tour de rôle les deux formations qui s’entredéchirent aujourd’hui pour le pouvoir local, ils ont vu de quoi chacune d’elle est capable, ils ont surtout vu leur incapacité à résoudre leurs problèmes.
Et qu’on ne vienne pas accuser l’Etat d’avoir paralysé les initiatives : chaque commune a reçu, comme toutes les autres communes d’Algérie son budget, chaque élu avait la possibilité d’appliquer le programme pour lequel il a été élu ; Et si c’était un problème de compétence et de gestion ? Et si un problème d’hommes ? N’est-il pas temps de renvoyer dos à dos cette faune politique qui depuis vingt ans maintenant gère la Kabylie ?
N’est-il pas temps d’élire de nouveaux responsables qui portent vraiment au cœur la Kabylie et la démocratie ?
S. Aït Larba
