La grand-rue fermée à la circulation

Partager

L’ouverture du chantier fait suite aux recommandations de la commission technique chargée d’étudier les causes du glissement de terrain qui affecte la ville en ce moment (voir DDK n°1156 du 10 mars 2006).

En effet, pour parer au plus pressé, il a été décidé, dans un premier temps de procéder à l’étanchéité de la chaussée ; dans un premier temps avant de procéder à la réfection de tout le réseau d’assainissement qui pourrait être la cause de l’affaissement. Cependant ceci n’est qu’une hypothèse parmi bien d’autres.

Les engins ont commencé à creuser un large fossé qui longera la rue principale sur environ cinq cents mètres. Si ces travaux génèrent quelques désagréments, ils ne manquent pas de réconforter un tant soit peu, les habitants des bâtiments menacés par le mouvement de terrain.

Ils prient et espèrent que le mal sera circonscrit et traité, une fois pour toutes. Ce qui n’est pas le cas des commerçants qui voient leur clientèle se réduire au fur et à mesure de l’avancement de l’excavation. Il faut noter, aussi, que les travaux accusent un grand retard puisqu’ils devraient se dérouler bien avant l’hiver pour éviter que les eaux pluviales n’aggravent la situation, en s’accumulant dans les fossés creusés.

Pour éviter un tel scénario, les trous doivent être rebouchés et la chaussée étanchée rapidement. Ce qui ne semble pas être le souci premier des autorités puisque si l’on se réfère à l’affiche placardée sur les murs de la ville, le délai imparti à l’entreprise en charge des travaux pour rendre la rue à la circulation est, on ne peut plus clair : “Jusqu’à la fin des travaux”.

Nous avons remarqué que l’entreprise réalisatrice a opté pour des canalisations en PHD, plus résistants que les buses traditionnelles, en ciment.

Ce qui évitera des cassures lors d’éventuels mouvements de terrain. Tant que le chantier ne sera pas fermé, les automobilistes seront contraints de déserter une bonne partie de la ville puisque la circulation sera réglementée différemment des autres jours.

Le stationnement sera interdit sur l’axe reliant le monument à la place, via le carrefour d’Aït Yahia. Il ne restera donc que la rue de la Poste et celle d’Aït Yahia qui seront autorisées pour le stationnement. Ce qui ne manquera pas de se répercuter sur la fluidité de la circulation. Le marché hebdomadaire ainsi que les très nombreux magasins situés sur la grand-rue prendront leur mal en patience pour une durée indéterminée.

Même si personne ne conteste le bien fondé des travaux entrepris, tous aimeraient que la ville reprenne ses activités au plus tôt. Une date butoir, comme cela se fait ailleurs, devrait être fixée. Les travaux doivent être accélérés, dans l’intérêt de tous.

Nacer B.

Partager