Des citoyens déposent plainte

Des dizaines de citoyens de la commune d’Ath Ouacifs ont déposé une plainte contre les propriétaires de bars installés à proximité de leurs habitations. Une requête a été interjetée, pour faire face à la prolifération « illicite » de ces établissements, le 18 du mois en cours. Selon les concernés, la situation s’est aggravée depuis plus de trois années, et ces lieux de débauche sont a l’origine du malaise des citoyens. Chaque nuit des groupes de jeunes délinquants déambulent à travers les différentes ruelles, sans être inquiétés. K. S, citoyen de la localité dira que « presque la totalité n’a pas respecté les procédures administratives telle que l’opération Commodo-Incommodo dont l’avis des citoyens est très important, pour ériger ce genre d’établissement ». Des rixes avec usage d’armes blanches sont devenues un rituel. La première action qui a été initiée par les citoyens est une pétition signée par une centaine de personnes, adressée aux plus hautes autorités du pays depuis plus d’une année. « Mais à ce jour rien n’a été fait » enchaîna K. S. Un jeune universitaire est intervenu pour nous lancer : qu’ « il faut que les pouvoirs publics prennent des mesures adéquates et réfléchir sérieusement à régler les préoccupations des citoyens d’Ath Ouacifs ». Toutefois parmi les raisons qui ont encouragé des personnes à exercer ce genre d’activités est l’absence de corps de sécurité. Mis à part l’administrateur communal désigné par les autorités communales, aucune autre autorité n’existe au chef-lieu de cette commune. Même le tribunal, qui a fait peau neuve n’a pas ouvert ses portes. Un appel de détresse est ainsi lancé pour venir au secours d’une localité, le moins que l’on puisse dire d’elle, qu’elle est très déshéritée.

M. Ait Frawsen