l Sous le haut patronage du ministère du Transport et en marge de la tenue du salon des transports et de la logistique à Alger, un colloque autour de l’état des lieux des activités maritimes et les dispositions portant sur la libéralisation des activités portuaires, a été organisé, hier, à la bibliothèque nationale d’El Hamma avec la participation de représentants du ministère du transport.Intervenant sur le sujet de l’ouverture du transport maritime et auxiliaire, Abdelkarim Rezal, directeur de la marine marchande a souligné que la quasi-totalité des échanges commerciaux de l’Algérie avec l’étranger s’effectue par voie maritime. « Cela a impliqué à l’Algérie d’y accorder un intérêt particulier. » a-t-il noté et d’ajouter « que le dispositif réglementaire de 1987 n’a pas connu de changements. » Il a soutenu qu’après une gestion centralisée, une refonte en profondeur s’impose pour répondre aux exigences des échanges maritimes. « La loi adoptée en 1998 a apporté dans ce sens d’importantes modifications » a-t-il estimé. Selon lui, l’Algérie a mis en œuvre ces réformes afin se mettre au diapason du marché maritime international. M.Rezal fera savoir qu’il y a un déséquilibre dans les échanges commerciaux avec la rive nord du bassin méditerranéen. « Une zone de coopération et de partenariat gagnant- gagnant est nécessaire ». dira-t-il. Pour sa part, M’hareb Mohamed, directeur des ports au ministère des transports a rappelé la stratégie de la politique sectorielle de l’Etat caractérisée par un désengagement progressif dans le secteur économique. « Cette stratégie est appelée à être renforcée. » a-t- il prédit. Il a plaidé pour la mise en place d’un marché compétitif et concurrentiel. Par ailleurs, invité à intervenir sur le thème des lois et réalités opérationnelles en Algérie, le directeur du journal Le Phare, M. Kamel Khalifa, a tenu à faire une rétrospective sur les différentes lois et conventions adoptées ou paraphées par l’Algérie par le passé mais qui demeurent inopérante sur le terrain de la réalité. Cette situation des plus préjudiciables coûte à l’Algérie, selon M. Khalifa, un manque à gagner de l’ordre de 3 à 4 milliards de dollars.
Hocine L.
