Décidé lors du règne de Amara Benyounes, le bloc opératoire de l’hôpital d’Aokas, réalisé après près de 5 années de travaux, n’est pas encore opérationnel. Lors de l’inauguration de cette structure hospitalière au début de l’été, les responsables en charge du secteur dans la wilaya avaient promis son ouverture pour la fête du 5 juillet, mais en vain.
Au début du mois en cours, le ministre de la santé avait visité toutes les structures hospitalières de la wilaya, y compris donc l’hôpital d’Aokas, il ne cacha pas son mécontentement et exigea la mise en fonction de tous les services créés, et ce dans les meilleurs délais.
Unanimement, tous les présents donnèrent leur acquiescement quant à l’ouverture du bloc dans un délai de 10 jours mais trouvèrent à redire le lendemain de la visite du ministre. Ils justifièrent cela par l’absence d’ascenseur et le manque de personnel. Tenant à son engagement, le ministre dépêcha d’Alger une architecte pour apporter les correctifs techniques et achever les travaux afin d’ouvrir dans les délais, sachant bien sûr que l’hôpital d’Aokas avait de tout temps couvert une dizaine de communes allant de celle de Boukhelifa, dans la wilaya de Béjaïa, à celle de Ziama Mansouriah, dans la wilaya de Jijel.
L’ex-Directeur de l’hôpital d’Amizour, installé par le ministre au poste de Directeur du secteur sanitaire de Béjaïa duquel dépend l’hôpital d’Aokas, avait pris ses devants en procédant à la commande de l’ascenseur dont est tributaire matériellement l’ouverture du bloc opératoire et avait pris contact avec le personnel médical et paramédical nécessaire pour assurer le fonctionnement du bloc et des différents services par des gardes rémunératrices.
Il renforcera son effectif par le recrutement du personnel dans le cadre du pré-emploi. Il avait même pris ses dispositions pour que le laboratoire soit fonctionnel 24 h sur 24 et 7 jours sur 7.
Cette volonté affichée par
M. Riane, en sa qualité de nouveau directeur du secteur sanitaire de Béjaïa, doit être un stimulant à tout le personnel consciencieux pour répondre à l’attente de la population qui n’arrête pas de se poser la question quant à la date d’ouverture officielle de cette structure hospitalière salvatrice pour toute une région. Faut-il encore l’intervention du ministre pour l’ouvrir ?
A. Gana
