Les autorités algériennes prennent au sérieux le problème de la violence à l’égard des femmes qui, il est vrai, a pris, ces dernières années, des proportions alarmantes.
L’ébauche de l’avant-projet proposant une stratégie de lutte contre le phénomène a été présenté la semaine dernière à la commission nationale chargée de la lutte contre la violence exercée sur les femmes et présidée par la ministre déléguée auprès du ministère de la Santé, chargé de la famille et de la condition féminine.
La commission dans laquelle figurent des membres de différents ministères, des associations et des institutions internationales comme l’UNICEF, ont adopté un document que la ministre déléguée a qualifié, à juste titre, d’unique dans le monde arabe. C’est la première fois, en effet, que le phénomène de la violence exercée sur la femme, et qui est tabou dans un grand nombre de pays, notamment ceux du Maghreb, est évoqué. C’est la première fois que des organismes d’Etat manifestent leur volonté de combattre ce phénomène qui gangrène la société.
Il faut dire qu’une telle initiative n’a été rendue possible que grâce à la prise de conscience de la société et au travail des associations qui ne cessent, depuis des années, de tirer la sonnette d’alarme. Des textes législatifs réprimant la violence à l’égard des femmes existent mais leur application rencontre des difficultés sur le terrain : il s’agira donc de lever les obstacles et de faire en sorte que les femmes jouissent de tous les droits qui leur sont reconnus.
Le combat sera long, mais la mobilisation de la société aura raison des difficultés.
S. Aït Larba
