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160 exposants dont 56 étrangers

« Bâtir, c’est bien… en protégeant l’environnement, c’est mieux ! » est le thème choisi par les organisateurs de la 4e édition du Salon international des travaux publics qui aura lieu au Palais des expositions du 28 au 30 novembre. Un thème qui annonce la couleur et affiche clairement les intentions du ministère des Travaux publics de faire de ce secteur non seulement un protecteur, mais aussi et surtout un promoteur de l’environnement.

Cela se fera en veillant sur l’intégration des projets dans leur environnement du point de vue architectural, géométrique et fonctionnalité et en diminuant l’effet des nuisances sonores, notamment dans les zones urbaines.

Ce salon spécialisé réservé aux professionnels qui regroupera à l’occasion de cette nouvelle édition pas moins de 160 exposants dont 104 nationaux et 56 étrangers, représentants de 11 pays, verra également la participation de l’Institut italien de promotion du commerce extérieur avec 19 entreprises, UBI France avec 15 entreprises et un groupement de 5 entreprises tunisiennes.

En prévision de la tenue de ce salon qui a été dissocié depuis 2003 du Salon du bâtiment « Batimatec » et qui ne cessait de s’élargir d’une année en année, en intégrant de nouvelles spécialités et en attirant de nouveaux partenaires avec davantage de professionnalisme, le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, a animé hier une conférence de presse au niveau de la direction générale de la Safex pour expliquer les enjeux de ce salon et les attentes de ses initiateurs.

Lors de la présentation de cette 4e édition, le ministre mettra en avant l’envergure de plus en plus grandissante de cette manifestation et le rôle important qu’elle joue dans le paysage économique africain et international et se montrera satisfait des réalisations du Congrès arabe des autoroutes (CAAR) qu’a abrité l’Algérie en 2005 en marge de la tenue du 3e Salon des travaux publics.

Ce congrès est considéré par M.Ghoul comme un espace nouveau pour exprimer les préoccupations du secteur des Travaux publics dans la région d’Afrique et un porte-parole qui défendra les intérêts du continent et qui le représentera au Congrès international des travaux publics qui se tiendra en France à la fin de l’année 2007.

Le ministre, qui a insisté sur le paramètre qualité en lançant un appel à tous les opérateurs et partenaires de l’Algérie dans le secteur des travaux publics pour plus d’initiatives, de créativité et d’ambitions, affirmera que cette 4e édition s’étalera sur huit axes se rapportant entre autres au volet études, conception et design pour permettre aux entreprises et cadres algériens de bénéficier du savoir-faire étranger dans ce domaine d’autant plus que le secteur possède actuellement un portefeuille de 150 projets à étudier en matière d’entretien routier et d’infrastructures portuaires et aéroportuaires. Les chapitres construction et équipements, matériaux de construction et nouvelles technologies figurent également en tête des préoccupations du secteur qui a des prévisions de réaliser 2000 projets et 500 ouvrages d’art répartis sur le territoire national, ainsi que la création de 500 maisons cantonnières et 15 stations régionales qui seront dotées d’un matériel de maintien et de signalisation verticale et horizentale. Un autre point, et pas des moindres, qui est même placé au cœur des préoccupations du secteur par le ministre Amar Ghoul, est celui de la formation et de la recherche scientifique appliquée ainsi que le développement de la gestion et de l’exploitation pour une vision moderne et futuriste des travaux publics.

Par ailleurs, le ministre des Travaux publics a été interpellé pour apporter plus d’éclairages sur le démarrage et l’évolution du méga-projet de l’autoroute Est-Ouest. Amar Ghoul dira d’emblée que tous les obstacles qu’a rencontrés ce projet font désormais partie du passé puisque depuis deux mois, les travaux sont entamés et tout se fait sur le terrain avec la finalisation des études d’exécution, l’installation des bases de vie et l’ouverture du couloir de l’autoroute Est-Ouest.

Quant à l’appréhension exprimée à maintes reprises par rapport à la prédominance de la main-d’œuvre étrangère, notamment chinoise et son recrutement au détriment des compétences algériennes, Amar Ghoul répondra que c’est un faux débat et que sa crainte à lui est plutôt que les travailleurs algériens ne s’adaptent pas au rythme et aux exigences des entreprises étrangères. Il expliquera qu’avec le système 3×8, il y aura du travail pour tout le monde et en sus, la réalisation de ces 1 000 kilomètres qui nécessitera l’emploi de 100 000 personnes avec un encadrement à 60 ou 70% algérien sera une école à ciel ouvert pour les cadres nationaux.

H. Hayet

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