La Dépêche de Kabylie

Les associations caritatives inexistantes

La circonscription de Maâtkas demeure, peut-être, parmi les rares collectivités locales au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou qui ne dispose toujours pas d’associations caritatives, voire même pas une section du Croissant-Rouge algérien (C-RA). En effet, quand un groupe de bénévoles, pour la plupart des fonctionnaires, avaient mis en place une section en 1999, ils s’étaient heurtés à l’époque à diverses contraintes empêchant le fonctionnement de ladite section. De prime abord, ces sympathiques citoyens n’ont pas trouvé de local pour leur structure caritative et de bienfaisance, nonobstant leurs multiples démarches auprès des autorités locales. « C’est précisément le principal facteur qui aurait incité les membres de la section à déguerpir de la structure, car avoir un local bien approprié aurait pu donner des ailes à l’initiative du C-RA et susciter beaucoup d’adhésion », dira un ex-membre du C-RA de Maâtkas qui n’en dira pas plus d’ailleurs sur une éventuelle renaissance de leur défunte section.

C’est dire, enfin, qu’à l’approche de la saison hivernale, aucune perspective de création d’une section caritative n’est envisagée pour apporter un tant soit peu l’assistance et réconfort aux nombreux démunis et sans-abris. Et pour l’heure, seules les quelques opérations de solidarité menées traditionnellement par les pouvoirs publics par le biais de la daïra (2 000 DA distribués aux élèves nécessiteux) et de l’APC (le couffin du Ramadhan) ont été menées. Pour sa part, la société civile tente comme à l’accoutumée de s’entraider anonymement. Des citoyens aisés, des comités de villages arrivent cahin-caha à venir à la rescousse des familles nécessiteuses durant essentiellement les mois de Ramadhan, les fêtes, ou la rentrée scolaire…

I. Lounès

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